
Mardi 30 septembre 2025, Renaissance Paris Hôtel La Défense

L’honnêteté et la loyauté sont deux grandes dames souvent citées dans les valeurs d’entreprise… et qui m’habitent profondément. Entre bénéfices évidents et pièges inattendus, mieux vaut comprendre à quoi s’en tenir. Voici un tour d’horizon lucide de ces deux « vertus » qui viennent par expérience d’être mises à mal chez moi !
L’honnêteté et la loyauté ne sont pas juste des qualités humaines : ce sont de véritables leviers stratégiques.
Je vais être franche : ces deux valeurs sont parfois mises à l’épreuve. Et je parle ici avec un peu de recul… et d’expérience récente ! Il n’est jamais agréable de constater que la loyauté ou la transparence ne sont pas toujours réciproques. En plus de me déstabiliser, cela écorne une part de confiance que je croyais acquise au fil du temps. ☹
Pour autant, des situations rappellent pourquoi il est si important de continuer à incarner ces principes. Car si l’on ne peut pas toujours contrôler les choix des autres, on peut toujours choisir de rester fidèle aux siens.
Être honnête et loyal(e), c’est bâtir une réputation solide. Dans le monde professionnel, la parole est plus précieuse qu’un PowerPoint ! Lorsque la transparence règne, il y a moins de « jeux politiques », plus de clarté dans les échanges, et une ambiance de travail saine.
La franchise est une vertu, mais sans diplomatie, elle devient un défaut.
Être loyal(e), ce n’est pas tout accepter sans broncher, cela ne doit jamais être synonyme de soumission.
On vous encense tant que vous êtes « utile », que vous rapportez, que vous servez les bonnes causes (souvent pas les vôtres). Mais, une fois l’objectif atteint ou la situation changée, certains n’hésitent pas à jeter, avec une élégance toute relative, ceux ou celle qui sont devenus « moins ou plus assez rentables.
Le discours reste poli, le ton cordial, mais le message est limpide : « merci pour vos services, on repassera pour la reconnaissance » 😉
Ce genre de pratiques révèle une autre facette du manque de loyauté pratiquement institutionnalisée. Et c’est là qu’on réalise que cultiver ces valeurs soi-même ne garantit pas qu’elles soient rendues en retour.
Refuser de jouer à ce petit jeu cynique reste un acte de dignité professionnelle … même quand on vous remercie avec un sourire !
En conclusion, les comportements éthiques sont contagieux. En incarnant honnêteté et loyauté, nous encourageons les autres à en faire autant. Et, c’est ainsi que je continuerai.
J’ai récemment eu l’opportunité d’assister à une conférence passionnante sur l’intelligence artificielle. Le constat est sans appel : l’IA est en train de transformer en profondeur la société, les entreprises et les métiers.
📈 « la prochaine ruée vers l’or est déjà en marche »
Le marché mondial de l’IA connaît une croissance sans précédent avec des projections indiquant une expansion significative dans les années à venir (une multiplication par près de 9 en une décennie selon Staitsta). Le nombre d’utilisateurs a augmenté de manière exponentielle en 2 ans, autant qu’en 15 ans pour Internet. En février 2025, ChatGPT comptait plus de 400 millions d’utilisateurs actifs hebdomadaires (contre 300 millions enregistrés en décembre 2024). L’IA démontrerait des capacités parfois supérieures à celles de l’humain, que ce soit en génération de contenu, en assistance ou en analyse de données. On parle désormais d’humain augmenté.
Mais cette évolution n’est pas sans risque.
⚠️ « Sous la surface, les risques »
Les progrès de l’IA s’accompagnent de nouveaux défis éthiques et sociétaux :
🎯 L’Europe prend les devants avec l’IA Act
Face à ces risques, l’Union européenne a adopté l’IA Act, premier cadre réglementaire global et éthique de l’IA. Il impose entre autres :
📌 Et maintenant, on fait quoi ?
Les défis à venir sont considérables :
Cf. article Le Monde https://www.lemonde.fr/emploi/article/2024/06/12/l-ia-generative-s-attaque-aux-metiers-des-cols-blancs_6239046_1698637.html?utm_source=chatgpt.com
L’IA en France et en Europe a une place importante, mais elle est encore en retrait par rapport aux États-Unis, leader mondial dans ce domaine. Les USA sont clairement en tête en termes d’investissements dans l’IA et les entreprises dominent la recherche et l’innovation avec des milliards de dollars investis chaque année. Mais, l’Europe est beaucoup plus proactive sur la régulation.
Les États-Unis sont une superpuissance de la recherche en IA mais, la France et l’Europe sont souvent plus concentrées sur des problématiques éthiques et sociales.
Mon avis à moi ?
L’IA évolue plus vite que nos capacités à la réguler, c’est un outil extraordinaire. Mais c’est juste un outil, n’est-ce-pas ? Son job, c’est d’aider l’humain, pas de lui piquer la vedette. Maîtrisée, transparente et responsable, elle laissera la place à tout le monde.
Lire ausi : https://leblogdelisabethdurandmirtain.com/les-bienfaits-de-lentraide-au-travail/
Le film sur Arte « Et l’Homme créa la secrétaire » nous replonge dans une vision du métier qui, j’ose le dire … appartient à une autre époque ! Entre clichés et raccourcis, on est loin de la réalité de cette profession. N’entend-on pas dans le film « figure maternelle » et même « relation conjugale » !
Les assistant.e.s (et non les « secrétaires ») exercent un métier aux compétences pointues en gestion de projet, un rôle-clé dans la prise de décisions, du leadership, une expertise technique et stratégique croissante, etc. Les propos du film m’interpellent ; comme celles et ceux qui œuvrent pour une représentation actuelle et égalitaire de la profession. Engagée à leurs côtés depuis 26 ans, je les accompagne et les retrouve chaque année avec plaisir lors du seul congrès qui leur est dédié : le salon Activ’Assistante.
Contrairement à ce qui est annoncé, le métier est bien reconnu dans plusieurs conventions collectives (SYNTEC, entreprises de services, etc.). Les fiches de fonction ont naturellement évolué pour s’adapter aux enjeux actuels, grâce au travail des services RH, dont il faut saluer les efforts.
Cette transformation résulte d’une réflexion conjointe entre RH, management et assistant.e.s sur la modernisation des rôles en entreprise. L’engagement de tous a permis de valoriser les compétences stratégiques et transversales de cette fonction.
Heureusement, les assistant.e.s n’ont pas attendu les documentaires pour évoluer et prouver leur valeur. Débarrassé des stéréotypes, le métier mérite d’être reconnu pour sa juste valeur : un métier essentiel, simplement tel qu’il est.
Et si on tournait enfin la page du mythe pour raconter la vraie histoire ? 😉
Le lien vers le film sur ARTE https://youtu.be/MLetUELYfK4?si=VJzRwno6Hi_vhrLa
Je vous emmène aujourd’hui dans les coulisses d’une communauté unique, celle composée des assistant.e.s Servier : C@p’Assistant(e)s.
La communauté des assistantes Servier est née en 2018, elle comprend 290 membres aujourd’hui. Composée d’une core-team et d’un comité éditorial (pour la publication de son journal trimestriel), elle s’est dotée d’une charte et obéit à des règles. Elle s’inscrit également dans la démarche de la transformation Groupe.
Puisqu’animer une communauté demande de l’organisation, de la communication et une bonne dose d’engagement…pourquoi l’avoir créée ? Laissez-moi vous raconter.
Vous pourriez penser : « Mais, pourquoi créer un réseau spécifique alors qu’on pourrait simplement demander des conseils à droite, à gauche ? ». Une communauté permet bien plus que ça ! On ne se contente pas d’échanger des astuces pratiques : on se comprend, on partage un vécu, on a des défis communs et surtout, une même réalité professionnelle.
Créer ce réseau, c’était briser une certaine solitude face à des obstacles pour gagner en force et en confiance, c’était créer un espace où chacun.e se sente inspiré.e et accompagné.e dans son travail au quotidien.
Cela n’a pas été simple. On ne va pas ses mentir : créer un réseau demande de l’investissement. Le premier obstacle a été, sans surprise, le manque de temps. Entre les rendez-vous, les urgences à gérer, et les imprévus, difficile de bloquer des moments pour des échanges.
Petit à petit, ces difficultés ont été surmontées : organisation des premières réunions, parfois virtuelles. Quel bonheur de voir que ça fonctionnait ! Il reste des défis à relever : faire en sorte que chacun.e s’offre le temps de participer, convaincre parfois. Mais, chaque petit pas compte.
Faire vivre le réseau se traduit par :
Une condition pour que cela fonctionne : impliquer le plus grand nombre.
Pour cela, les actions sont variées : demandes régulières d’avis des membres, propositions de co-animation d’événements ou des initiatives, rotations de rôles dans l’organisation, écoute des besoins, simples discussions et mise en avant des idées ou des solutions.
Fières des réussites obtenues ensemble, ce sont des « petites » victoires qui créent de grands moments ! Par exemple :
Les managers et la direction ont été convaincus : la communauté améliore la productivité, renforce la collaboration et contribue au bien-être des assistant.e.s.
Deux membres du Comex sont devenus des sponsors et jouent un rôle clé dans la reconnaissance et les succès. Voilà un signal fort envoyé à l’ensemble de l’entreprise dans l’alignement avec les objectifs stratégiques de l’Organisation. Ce soutien renforce la légitimité du réseau.
Voilà une preuve que l’entreprise valorise l’inclusion et la reconnaissance d’un métier souvent sous-estimé : celui des assistant.e.s.
Et pour la suite : continuer à grandir ! C’est pourquoi de nouveaux formats sont proposés (événements, interventions d’accompagnants externes) pour maintenir la motivation ; ainsi qu’une campagne pour l’engagement de nouveaux membres dans la core-team et ainsi, assurer la pérennité de la communauté.
Avec les évolutions technologiques et la place toujours plus stratégique des assistantes dans l’entreprise, le réseau pourrait bien jouer un rôle encore plus important en devenant un véritable moteur de transformation. Il y a un réel potentiel pour influencer positivement l’organisation, renforcer la cohésion et améliorer l’efficacité.
Avec détermination et patience, ce réseau devient peu à peu une force incontournable.
Propos de Valérie Argoud, membre de la core-team et du comité éditorial du réseau Cap@ssistant(e)s recueillis par Elisabeth Durand Mirtain
Quelle fierté de voir cette communauté d’assistantes voler de ses propres ailes ! Nous avons coopéré au cours de sessions pour voir aujourd’hui ce réseau Cap@ssistant(e)s vivre. C’est presque comme « voir des enfants quitter le nid » …! Elles s’entraident, échangent des conseils, etc. Je suis devenue « spectatrice admirative. » Pour qu’un réseau interne « tourne rond », il faut certains ingrédients : de l’engagement, de l’implication, et un bon sens de l’humour pour surmonter les hauts et les bas ! Eh oui, un réseau, c’est un peu comme une relation amoureuse : il y a des jours où tout roule, et d’autres où on se demande pourquoi on s’est lancé. Mais c’est là qu’on doit serrer les coudes ! Le respect de chacun est essentiel, et n’oublions pas : on inspire davantage en montrant l’exemple qu’en récitant de belles phrases. Alors, Cap@ssistant(e)s, continuez à être des modèles de bonne humeur et de persévérance !
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Dans le tourbillon effréné actuel, la quête de sens m’apparaît essentielle … Telle une boussole intérieure, qui guide et éclaire les choix. Cette réflexion, intimement personnelle, trouve une résonance particulière dans ma vie professionnelle.
Alors que je m’apprête à combiner travail et retraite et que les formations que j’anime sur le « management et la gestion des situations complexes » abordent régulièrement ce thème, cette interrogation me touche particulièrement en ce moment. Je vous propose de m’accompagner dans cette réflexion sur la recherche de sens.
Petite réflexion personnelle : le début d’une nouvelle aventure !
Cumuler emploi et retraite est une transition qui pourrait sembler paradoxale, mais elle est riche de sens. Continuer à exercer son activité professionnelle tout en profitant de la retraite permet de conjuguer le meilleur des deux mondes. C’est, pour moi, une opportunité de transmettre, d’apprendre des autres, et de rester active et engagée … par choix.
Donner du sens signifie principalement créer des liens authentiques avec soi-même et avec les autres.
De plus, cela revient à donner une valeur et une orientation à nos actions quotidiennes. Cela implique de trouver un fil conducteur qui relie nos activités à nos valeurs et à nos aspirations personnelles. En milieu professionnel, cela se traduit par :
Nous vivons une époque où les crises successives nous poussent à repenser nos priorités. Nous nous remettons à réfléchir sur ses fondements, et cette introspection collective est une chance pour chacun de redécouvrir ce qui est vraiment important. De plus en plus d’entreprises adoptent des démarches éthiques et durables, redonnant du sens à leur mission.
Cette tendance est une invitation pour chacun de nous à participer activement à des transformations positives.
Lorsqu’il s’agit de trouver du sens au travail, les managers jouent un rôle crucial. Ils ou elles doivent inspirer et motiver leurs équipes, leur donner une vision claire et leur montrer l’importance de leur contribution. Mais cette responsabilité ne leur incombe pas uniquement. Chacun a un rôle à jouer. Chaque personne a le pouvoir de donner du sens à son travail et à ses actions. Que ce soit en prenant des initiatives, en suggérant des améliorations, ou en soutenant des projets ou des collègues, chaque action compte.
En tant que consultante, je vois cette quête de sens comme une source d’inspiration et de motivation inépuisable. C’est en embrassant les changements et en restant fidèle à nos valeurs que nous pouvons vraiment donner du sens à notre vie.
La vie et le travail ne sont pas seulement des suites d’actions et d’événements, mais des occasions de croissance personnelle et collective. En partageant nos réflexions, nous contribuons à un monde où chacun peut se sentir compris et soutenu. Que ce soit à travers un simple conseil, une anecdote touchante ou une leçon apprise, chaque mot a le pouvoir de changer une vie.
Alors, n’hésitez pas à partager vos expériences et réflexions sur le sens de la vie et du travail. C’est ensemble que nous pouvons inspirer et motiver d’autres à trouver leur propre chemin. Et pourquoi pas une communauté riche d’expériences, où chaque voix compte et chaque histoire a de la valeur !
« Donner du sens » ou « Faire sens » : deux expressions distinctes et expliquée par Karl E. Weick, théoricien américain mondialement connu pour ses travaux sur la théorie des organisations dans les années 1990 et qui apportera un élément de réflexion peut être pour un prochain article !
« Donner du sens » (sense giving) se réfère aux efforts des managers pour influencer la création de sens chez autrui. Ce processus implique la communication et la structuration des informations de manière à orienter la compréhension, façonner les interprétations et guider les actions vers un but précis. Ils adoptent cette approche pour aider leurs équipes à saisir les changements, stratégies ou objectifs organisationnels, tout en gardant un contrôle maximal sur la compréhension de la situation. »
« Faire sens » (sense making) désigne le processus par lequel les parties prenantes attribuent du sens à leurs expériences, surtout dans des situations ambiguës ou incertaines, qui sont caractéristiques d’une période de transformation. Dans un cadre organisationnel, cela renvoie à la façon dont les individus interprètent et donnent du sens aux événements dans leur environnement professionnel pour pouvoir agir et prendre des décisions.
Mon ambition est d’écrire un article qui explore le management, le leadership et la communication et leurs impacts sur la performance dans le milieu du rugby professionnel. Je vous propose une « plongée » au cœur du ballon ovale pour découvrir l’impact concret de ces compétences sur le terrain.
C’est tout naturellement que j’ai « foncé » tel un pilier entrant en mêlée, lorsque l’opportunité de former dans le monde du rugby professionnel m’a été donnée. Mon attrait pour le rugby date de mon enfance (père, président de Club) puis perdure avec mon mari (éducateur puis président d’une école de rugby du TOP 14 et membre du Bureau Exécutif de ce même club).
Cela fait 2 ans maintenant que j’ai la chance de vivre une expérience de formation et d’accompagnement dans le rugby professionnel. Dans le rugby professionnel, la bataille sur le terrain ne se limite pas aux compétences techniques et physiques. Chaque aspect du travail (ou du jeu !) doit être optimisé pour obtenir des résultats.
Les acteurs de ce milieu ont autant besoin d’outils dits de « développement personnel » que ceux qui évoluent en entreprise. En effet, il y a de nombreuses similitudes : l’importance du leadership, le management intergénérationnel, la gestion d’une équipe, la communication, etc. Qu’ils soient managers, entraîneurs, directeurs de centres de formation ou préparateurs physiques (que j’appellerai « manager » dans l’article) … Tous ont la responsabilité de créer les conditions favorables à la performance.
Le choix du mode de management peut être aussi important que le lancer en touche car, il influence directement les résultats sur le terrain.
Légende : TOULOUSE CHAMPION DE France en 2023
Manager ne se résume pas à donner des consignes et à superviser des joueurs. C’est un art subtil qui implique de comprendre les forces et les points de vigilance de chacun, de motiver, de guider et de créer un environnement où ils/elles se sentent soutenu(e)s et valorisé(e)s. Quelques exemples :
« Le manager doit donc être capable de gérer la ou les pression(s), de prendre des décisions éclairées, d’insuffler un esprit d’équipe … Tout ceci avec méthode ! »
La communication … C’est comme le coup de sifflet de l’arbitre … Bien ajustée, tout se déroule bien ! Dans le rugby, on retrouve les dimensions physique, technique et stratégique mais également les relations interpersonnelles : écoute active, communication adaptée à l’interlocuteur, etc.
C’est là que le manager, quel que soit son poste, entre en jeu avec une communication claire et concise pour éclaircir les esprits parfois embrouillés car, pris dans le vif du sujet. Un discours motivateur peut être la clé qui transforme une potentielle défaite en une victoire, tout comme un mot bien placé peut réveiller une équipe. Si les mots ont le pouvoir de galvaniser, d’instruire et de transformer, ils peuvent au contraire mener à des résultats aussi catastrophiques qu’un coup de pied de pénalité manqué dans les dernières secondes du match.
Un malentendu semble anodin au début mais, il peut rapidement s’amplifier et saper la confiance et la cohésion d’une équipe ; il existe des exemples …
Dans le rugby – comme dans la vie – où chaque second compte, la moindre discordance peut avoir des répercussions. Un désaccord entre manager et joueur ou entre membres du staff technique ou médical voire administratif affecte l’ambiance.
Les incompréhensions ne sont pas non plus à sous-estimer. Des instructions mal interprétées entraînent des stratégies inefficaces ou des choix tactiques inappropriés.
Les tensions non résolues créent des divisions au sein de l’équipe, affecte la communication essentielle pour atteindre les objectifs communs. De manière similaire, dans l’entreprise, les conflits entraînent une baisse de productivité, une augmentation du turnover et une détérioration de l’organisation.
Les conflits émergent lorsque les besoins individuels ne sont pas satisfaits : reconnaissance, respect, soutien, etc.
Pour éviter ces situations, obstacles à la performance, il existe des méthodes simples qui font des merveilles ! En reconnaissant et en répondant aux besoins individuels de l’équipe ou de l’entreprise, il est possible de prévenir les conflits et de favoriser un environnement propice à la réussite collective.
Ces outils appris en formation permettent de désamorcer les tensions et de restaurer l’harmonie.
Selon les statistiques de Skill Survey (2024), 77% des employeurs pensent que les soft skills sont plus importantes que les hard skills. De plus, 67% des RH préféreraient embaucher un collaborateur avec de fortes soft skills malgré des compétences dures plus faibles par rapport à une situation inverse.
Les comportements problématiques constatés par les équipes managériales existent dans tous les secteurs donc… dans le rugby : manque d’engagement, résistance au changement, agressivité, négativité, etc. Ces comportements sont contraires à la performance ; ils vont affecter tout le monde dans le Club ou l’organisation. Ils se produisent souvent parce que l’on s’appuie plus sur les compétences techniques et physiques – voire sur l’expérience – que les compétences comportementales, comme exprimé précédemment.
Ce sont pourtant ces compétences dites « douces » (soft skills) qui font une large part du succès. Elles ne sont pas innées, ce ne sont ni des traits de personnalité, ni des talents. Elles s’acquièrent : communication, gestion des émotions, écoute, bienveillance, travail en équipe, etc.
Deux formations adaptées au milieu du rugby professionnel sont destinées à ces sujets :
Dans une société réputée individualiste, il est parfois difficile de concrétiser ou de défendre seul(e)s nos envies professionnelles, personnelles et les causes qui nous tiennent à cœur. Les amis, les collègues, les voisins, les relations sur les réseaux sociaux participent à la réalisation de projets et concourent à une aventure humaine.
L’entraide est-elle redevenue une valeur tendance ? Réalise-t-on ce qu’elle est capable de nous apporter ? Quels sont les bienfaits de l’entraide au travail ?
L’entraide fait partie de mon environnement professionnel et j’ai voulu en savoir plus.
L’entraide, est-elle propre à l’homme ?
« Dans cette arène impitoyable qu’est la vie, nous sommes tous soumis à la « loi du plus fort », la loi de la jungle. Cette mythologie a fait émerger une société devenue toxique pour notre génération et pour notre planète. Aujourd’hui, les lignes bougent. Un nombre croissant de nouveaux mouvements, auteurs ou modes d’organisation battent en brèche cette vision biaisée du monde et font revivre des mots jugés désuets comme « altruisme », « coopération », « solidarité » ou « bonté ». Notre époque redécouvre avec émerveillement que dans cette fameuse jungle il flotte aussi un entêtant parfum d’entraide… » ( « L’Entraide, L’autre loi de la jungle » de Gauthier Chapelle et Pablo Servigne)
Oui, l’humain est au centre de l’entraide. Elle repose sur la volonté des individus de se soutenir mutuellement et de partager leurs ressources, leurs connaissances ou leur temps pour le bénéfice de tous. C’est une manifestation de l’empathie.
L’entraide reconnaît que chaque individu a des besoins, des compétences et des capacités différentes, et que nous sommes plus forts lorsque nous nous unissons pour nous soutenir. Que ce soit dans le voisinage, au travail, dans les communautés voire à l’échelle mondiale, l’entraide permet de créer des liens et procure du le bien-être.
Dans l’entraide se trouvent des valeurs humaines : la compassion, la générosité, la coopération et le respect. C’est la reconnaissance de notre interdépendance en tant qu’êtres humains et notre capacité à nous entraider qui permet de construire des sociétés plus solidaires et harmonieuses.
S’entraider ne se limite pas seulement à apporter une aide matérielle. C’est aussi s’apporter un soutien émotionnel, partager des connaissances, écouter et encourager. C’est une façon d’établir des liens de confiance et de renforcer les relations entre les individus.
En fin de compte, l’entraide met en lumière la nature altruiste de l’humanité pour surmonter les défis et construire un monde meilleur.
L’entraide, une valeur aux multiples formes
L’entraide s’observe dans de nombreuses situations et peut prendre de multiples formes en fonction des besoins. Voici quelques exemples d’entraide :
La liste pourrait continuer … Et, si on s’intéressait au monde du travail ?
L’entraide au travail : utopie ou clé du bonheur ?
Si une charte d’entraide était mise en place pour mettre en commun les outils et les procédures, les informations circuleraient, le temps serait optimisé et la communication serait plus importante.
Une étude réalisée par Opinion Way pour BNI, un réseau d’affaires en France, a démontré que pour 63% des personnes interrogées, l’esprit d’équipe et l’entraide sont des valeurs manquantes. Elles avaient progressivement disparu avec les évolutions d’organisation du travail et certaines techniques de management.
L’entraide est au cœur de mon quotidien professionnel. En effet, je suis entourée d’une part de personnes qui ont des compétences que je n’ai pas et d’autre part d’un réseau constitué de celles toujours prêtes à m’aider : mon mari, qui fait ma pré-comptabilité, Isabelle, mon assistante qui gère tous les aspects administratifs de mon activité (et plus encore !) et Anne-Laure, qui s’occupe de toute ma communication et de mon blog.
En effet, faire appel à des professionnels qui évoluent sur d’autres périmètres me permet de me concentrer à mon cœur de mission et de vivre pleinement mon métier.
L’entraide serait-elle une des clés du bonheur au travail ? Sûrement ! Car, elle créé un environnement positif, renforce la cohésion d’équipe et favorise la productivité et le bien-être.
Voici quelques exemples rencontrés lors de mes prestations en entreprise :
L’entraide au travail permet de réintroduire une bonne communication entre collègues et de réhumaniser les rapports entre les gens.
Enfin, faire du travail un lieu d’entraide où chacun est prêt à aider l’autre peut s’avérer très utile : moins de perte de temps, plus d’efficacité, plus de cohésion, plus de communication. Bref, mettre en place l’entraide au travail dans l’entreprise a du bon.
Et l’intelligence artificielle dans tout ça ?
L’intelligence artificielle (la fameuse IA) peut jouer un rôle dans l’entraide de plusieurs manières, bien que l’entraide soit souvent associée à l’interaction entre les êtres humains, l’IA peut compléter et renforcer ces efforts en apportant des capacités et des avantages uniques.
Voici quelques exemples :
L’IA ne remplacera pas l’aspect humain de l’entraide. Elle vient compléter et renforcer les efforts humains, mais la compassion, l’empathie et l’interaction humaine restent essentielles dans les situations d’entraide.
L’entraide est la chose que l’intelligence humaine a créé de mieux !
Présentée comme cela, l’affirmation n’a rien d’évident, mais si on se dit qu’être gentil au quotidien traduit une tournure d’esprit positive et une approche apaisée de « l’autre », cela se conçoit plus aisément !
« World Kindness Day » ou La Journée de la Gentillesse : l’origine de cette journée est anglo-saxonne et était célébrée le 13 novembre. Pour des raisons que chacun imagine (ndlr: la commémoration des attentats de Paris 2015) elle a migré au 3 novembre en France (la date du 13 a été conservée dans les pays anglo-saxons).
Les bienfaits de la gentillesse
« Les mots gentils ne coûtent pas cher. Pourtant, ils accomplissent beaucoup de choses. » — Blaise Pascal, mathématicien, physicien, inventeur, philosophe, moraliste et théologien français.
La gentillesse, souvent perçue comme une faiblesse, est le signe d’une intelligence dite émotionnelle. Les personnes gentilles sont à l’écoute d’autrui et font preuve de générosité, de bienveillance et de bonté. Être gentil a de réels avantages pour la santé et permet d’avoir de meilleures relations avec les autres. La gentillesse est donc une grande qualité et une excellente façon de vivre plus longtemps et surtout, heureux.
Voici quelques bienfaits de la gentillesse avec une pratique régulière :
Si la gentillesse est bénéfique pour la personne qui en donne, elle l’est aussi pour celle qui en reçoit. Plus incroyable encore : la gentillesse ferait même produire l’hormone du bonheur chez les personnes qui en sont témoins et pour ceux qui rencontrent des difficultés à être gentils, aucun problème, la gentillesse se développe et est contagieuse !
Bref, tout le monde y gagne!
Sources
Formation : Découvrir son intelligence émotionnelle