Retraite : partir ou attendre un peu ?

Interview, Novembre 2022

Elisabeth Durand Mirtain, Consultante et Formatrice, répond à nos questions.

Anne-Laure Saliba : Lorsque tu te projettes à l’aire de tes vieux jours, que vois-tu ? Toi, te prélassant au parc, jouant au golf ou encore fais-tu partie de ceux qui se voient toujours en train de travailler ? La poursuite du travail te semble-t-elle tout à fait sensée ? Pourquoi continuer une activité au lieu de se la couler douce sous les cocotiers ?

Elisabeth Durand Mirtain : déjà, j’ai du mal à me projeter dans un arrêt total de travailler. Mon objectif aujourd’hui est d’envisager ce que l’on appelle « la retraite » et de conjuguer vie professionnelle et autres activités ou loisirs (bénévolat, nouvel emploi, sport, voyages ou moments partagés en famille). En effet, rester sur le marché du travail volontairement ou par nécessité, peut s’avérer hautement bénéfique. Le travail constituera une forme de complément à une vie déjà bien remplie.

ALS : Es-tu d’accord avec certaines études qui disent que le travail aide à garder la forme physique tout comme la santé mentale ?

EDM : je vois 2 plans. La santé physique dépend de l’intensité du travail ; même si celui-ci peut contrer certains effets négatifs du vieillissement. Exemple : j’ai bien senti qu’assise derrière l’ordinateur tous les jours en période de confinement avait été néfaste dans ce domaine. Par ailleurs, les déplacements sont également une source de fatigue. Tout dépend du dosage … J’avoue avoir du mal avec ce « dosage » de par mon « hyper activité » (rire). A mon avis, le travail s’il est vécu comme un épanouissement aide à se sentir encore « jeune » et surtout utile et vivant.  Une nécessité qui explique la tendance de nombreux seniors à faire du bénévolat à l’âge de la retraite.

ALS : Penses-tu que continuer son activité permet de transmettre ses connaissances et de poursuivre sa quête de réalisation personnelle ? Penses-tu qu’avec le temps, on peut mettre à profit ses compétences et ses connaissances pour aller vers de nouveaux environnements professionnels ?

EDM : il y a un aspect égoïste dans la recherche de l’épanouissement personnel trouvé dans le travail ou à continuer à apprendre et à progresser. Il me semble pourtant que c’est un moyen de rester vif et agile d’esprit. L’envie de conserver une vie sociale et une activité, rémunérée ou non, est souvent le meilleur moyen d’entretenir son réseau et de faire de nouvelles rencontres simples et enrichissantes. La réalisation au travail n’est pas un objectif poursuivi par tous et … ce n’est pas une obligation ! On peut s’épanouir au sein de la famille ou d’amis. L’important est d’être en accord avec ses valeurs et de trouver un sens aux choses. 

ALS : Je sais que tu adores être entourée et être socialement active. Tu as passé votre vie à travailler et à évoluer socialement dans ton environnement professionnel. J’imagine que tu ne peux pas imaginer ne pas travailler ? Es-tu d’accord avec le proverbe japonais : « lorsque l’on aime ce que l’on fait on n’a pas l’impression de travailler » ?

EDM : je ne connaissais pas ce proverbe japonais et j’y adhère TOTALEMENT. C’est un luxe de pouvoir faire ce qu’on aime et de choisir.  Mon métier m’amène souvent à remarquer le mal-être de personnes dans leur emploi. C’est une grande satisfaction lorsqu’elles me disent que la formation leur a apporté du « punch » et redonné de la motivation. Difficile de rester motivé(e) lorsque le travail est constitué des mêmes routines chaque jour ! S’installe alors un manque d’intérêt et de confiance en soi. Une des solutions que je tente de m’appliquer (et de transmettre) est de redéfinir mes objectifs et de regarder s’ils donnent encore envie

Retraite stop ou encore
Retraite : stop ou encore ?

ALS : Que dirais-tu de ces artistes qui n’arrivent pas à quitter la scène ?

EDM : elle est surprenante ta question ! En effet, c’est un récent interview de Michel Sardou qui m’a amenée à réfléchir à ce thème : cesser de travailler et prendre la retraite puisque j’ai l’âge ou continuer… Et comment ? Il y a de nombreux exemples d’artistes, chanteurs ou comédiens, Aznavour, Bouquet, Sardou… Pourquoi ont-ils du mal à quitter la scène annonçant la « dernière tournée » ou « la dernière pièce » ?  La question se pose : en dehors de la scène qui sont-ils ? Sans faire une comparaison prétentieuse, je ne me suis jamais demandé « en dehors de ton travail de consultante, qui es-tu ? ». Mes boosters sont : apprendre pour assouvir ma curiosité (saine, je précise !) et avoir des contacts humains et des relations diversifiées. Il paraît que prolonger en permanence les mémoires mentales et gestuelles prolonge la vie du système nerveux. Quant à l’énergie créative, elle tonifie l’organisme.

ALS : Est-ce que l’on peut parler d’une vie à plusieurs dimensions ? Des retraités restés jeunes sont peut-être des précurseurs d’une nouvelle façon d’appréhender son existence ?

EDM : Oui et non. D’une part, la vie a plusieurs dimensions : études, travail, retraite. D’autre part, la vie… C’est la vie dans son ensemble. Si l’allongement de l’espérance de vie apporte un « supplément » d’existence, je l’espère, je ne tiens pas à « tomber » dans le syndrome de la retraitée hyperactive qui ne parvient pas à cesser ou à se désintoxiquer du travail. J’ai pourtant dit « ce sera mon corps qui m’indiquera l’heure du départ à la retraite ». Et puis, je me suis ravisée. En effet, ce serait idiot d’arrêter de travailler dans ces conditions. Puisque je prévois de continuer (rires)

L’IKIGAI : regroupe en réalité plusieurs notions autour de nos vies personnelle et professionnelle. Et parmi ces notions, il y a le fait :
1.	d’être compétent pour faire ce que l’on fait,
2.	d’aimer ce que l’on fait, la raison pour laquelle on se lève heureux le matin,
3.	d’être payé pour faire ce que l’on fait,
4.	de comprendre que ce que l’on fait est utile.
Le premier niveau de satisfaction quand on travaille est sans doute de se sentir compétent. Se sentir au bon endroit, savoir pourquoi on y est. Sentir qu’on excelle dans ce qu’on fait.
Partage d'expériences

LA PUISSANCE DU PARTAGE D’EXPERIENCES

Consultante-formatrice, spécialisée (entre autres !) dans les métiers des assistant(e)s et des office managers depuis plus de 20 ans. J’ai débuté ma carrière comme assistante pendant plus de 10 ans, puis continué en RH pour me reconvertir en 2000.

Au risque de paraître prétentieuse aux yeux de certain(e)s … j’avoue avoir atteint une certaine légitimité pour « aider l’autre à devenir la meilleure version de lui-même ». Ce qui me motive est que chacun(e) puisse à son tour être acteur ou actrice (leader et proactif/ve) dans leur écosystème.

Et pourtant … et oui il y a un pourtant ! Après plus de 20 ans, je suis toujours en train de remettre en question mes méthodes et mes démarches. J’essaie de trouver des nouvelles idées pour donner du sens à mon travail et proposer de nouvelles expériences dans mes interventions.

J’aimerai partager avec vous une récente expérience réalisée avec les Laboratoires Servier et Renault : une expérience de partage qui est, et restera, un très bon exemple de la force du collectif.

Force du collectif : travailler ensemble avec Servier et Renault

Reanault et servier

Le 30 mars, à l’occasion d’un parcours de formation destiné à des assistantes du Groupe Renault, j’ai convié pour un échange des assistantes des Laboratoires Servier et du Groupe Renault. Les objectifs étaient de prendre conscience de l’évolution du métier d’assistant(e) et des besoins de s’adapter et répondre aux nouveaux enjeux. Deux workshops furent organisés : le premier sur le thème « le métier aujourd’hui et demain» et le second sur « comment libérer la créativité pour être acteur de son avenir professionnel ? ».

Assistant(e) : un métier à reconsidérer en profondeur

La conclusion est qu’à nouveau le métier d’assistant(e) est :

  • en pleine Révolution,
  • qu’il doit être reconsidéré,
  • que s’adapter à un environnement très différent est une question de « survie »,
  • qu’être force de proposition n’a jamais été autant indispensable,
  • que les compétences humaines et/ou compétences comportementales (soft skills) sont à mettre en avant. En effet, elles reconnues et valorisées en entreprises et par les recruteurs et sont incontournables dans la dynamique de Transformation.

Une conclusion assurément optimiste et encourageante pour ces assistant(e)s. Elles sont devenues « acteurs(trices) », « leader » et « proactif(ve) » dans leur écosystème. Cette demi-journée fut vécu par toutes comme un très bon moment de partage dont je suis fière.

Une méthode que je souhaite reproduire et dispenser à d’autres métiers qui allie échanges, recherche de solutions par le collectif, benchmark, recentrage sur les missions et nouvelles idées.

Donner du sens au travail par le partage

Ma raison d’être est celle qui me motive à être sur terre. Qu’est-ce que je souhaite apporter aux autres ? Quelle est l’empreinte que je souhaite laisser ?

Que diraient ceux qui ont croisé ou partagé ma vie (professionnelle et personnelle) ? Cette raison d’être n’est pas une liste de qualités … Ce serait plutôt un manque quand nous sommes absents.

J’aime me dire que j’essaie d’apporter un « petit plus » aux autres par ma façon d’être. C’est le sens de ma vie. Tout ce que j’ai fait ou que j’entreprends encore aujourd’hui répond à cette mission.  

Dans ma vie professionnelle « d’accompagnement », je pense toujours à « est-ce que cela va me permettre d’aider l’autre à devenir une meilleure version de lui-même pour qu’il devienne l’acteur de sa vie ? » Si la réponse est positive, je m’investis les yeux fermés et je prends du plaisir. Si non, le projet est sûrement intéressant, mais il n’est pas pour moi, parce que je n’y trouverai pas de sens.

Cette dernière mission auprès des Groupes Servier et Renault illustre parfaitement la phrase : donner du sens au travail par le partage.

Le partage : la clé 

Comment l’être humain en est-il arrivé à ce degré d’innovation et d’invention, de l’apparition du feu jusqu’aux robots capables de se poser sur une météorite en mouvement à une distance que notre cerveau n’arrive même pas à imaginer ? Par le partage.

Le partage est-il une faculté innée chez l’être humain ? Un début de réponse se trouve dans de récentes recherches scientifiques sur la façon dont fonctionne notre cerveau, en particulier pendant l’enfance : nous sommes programmés pour enseigner ce que nous savons. Notre apprentissage se fait naturellement par des guides, qu’ils soient plus jeunes ou plus vieux que nous.

Ces guides nous montrent par le geste, et nous reproduisons jusqu’à comprendre et à réussir le même geste à notre tour, pendant que des connexions se créent dans notre cerveau : c’est l’apprentissage naturel qui existe en chacun de nous. Nous apprenons ainsi à marcher, parler, écrire, apprendre et comprendre tout ce qui nous entoure depuis le plus jeune âge.

D’ailleurs, nos premiers guides sont notre famille : la fratrie, les parents et les proches. Ce n’est pas par hasard qu’à une époque, les métiers se transmettaient presque uniquement « de père en fils » ou de «de mère en fille ».

Cela signifie aussi que s’il apprend seul, l’Humain apprendra plus lentement, voire passera tout simplement à côté de l’apprentissage. Il partirait forcément de zéro, rendant presque impossible une quelconque évolution. C’est à ce moment-là que l’on comprend la puissance du cerveau humain !

La notion de partage et de transmission sont ancrées dans mon accompagnement.

Apprendre aux autres, transmettre et partager font partie de mes missions.

Voici quelques axes :

  • Inspirer l’autre, l’aider à voir une vision plus large des choses.
  • Accompagner l’autre dans sa réflexion et lui permettre de décider.
  • Agir pour faire grandir les autres.
  • Aider les autres à se connecter entre eux.
  • Aider l’autre à se questionner, à comprendre.

Et ma motivation dans tout cela ?

Ma motivation est que chacun puisse devenir les acteurs de leur vie professionnelle.

Pour commencer, je partage les valeurs des métiers et des entreprises que j’accompagne, je m’imprègne de leur histoire, je cherche quel est le besoin et dans quel contexte elles sont.

Bien évidemment, je transmets mes expériences, celles d’assistante du début de ma vie professionnelle, mais aussi celles de mon métier de consultante. Le partage d’expériences est une façon de prendre du recul : regarder son propre parcours, ses erreurs, ses victoires, ses faiblesses pour consolider sa position.

Il m’arrive parfois de faire le point sur mon parcours : quel est mon rôle ? Quelles sont mes motivations ? Qu’ai-je vécues comme situations? Quelles difficultés ai-je rencontrées, et comment les ai réglées ?

A chaque fois les bénéfices du partage d’expériences me reviennent en tête ; c’est devenu un moteur.

Un format : l’intelligence » collective

Les partages d’expériences et de bonnes pratiques sont très inspirants. Ils permettent des transferts de savoir-faire rapides. Ces échanges s boostent la curiosité, la créativité et la performance des équipes.

Définir le format d’échanges le plus efficace est primordial : séminaires inter-entreprises, visites, incubation, parrainages, réunions métiers, etc.

Pour la journée « Renault/Servier », le choix s’est porté sur l’échange entre assistantes et un workshop sur des thématiques précises.

Par le passé, j’ai eu d’autres expériences comme le salon Activ’Assistante. Des séances courtes permettaient aux assistant(e)s et office managers qui ne se connaissaient pas d’échanger sur un thème comme la gestion du temps, le stress au travail, la relation avec son managers, etc.

Ces ateliers furent un succès et les retours très positifs. Pouvoir discuter sur des prérogatives communes était une nouveauté et permettait de « partir » avec des idées et des réponses.

Dans mes interventions en entreprise il s’agit de mobiliser et responsabiliser les collaborateurs de manière innovante, soit créer et proposer des expériences inspirantes pour ouvrir le champ des possibles. Je créé un environnement de partage bienveillant. Chacun(e) peut révéler son potentiel, se sentir bien dans son environnement, profiter des instants présents et s’ouvrir à de nouvelles opportunités.

Pendant les formations, j’ai souvent entendu dire : « j’ai la tête dans le guidon en ce moment », « j’ai l’impression d’être seule face à mes problèmes ». Voici pourquoi le partage d’expériences est idéal comme sortir de l’isolement, trouver de nouvelles solutions entre pairs et ainsi sortir des recettes toutes faites. Cette une approche originale, créative et simple permet à chacun(e) de dépasser ses difficultés et développer ses compétences en s’appuyant sur l’intelligence d’un groupe.

Passer de « l’intelligence collectée » à « l’intelligence collective »

Le partage d’expériences inter-entreprise repose sur l’animation et l’organisation. La facilitation et le background du formateur sont des plus. Il ou elle doit être le(la) garant(e) de la dynamique de groupe, créer la confiance, susciter l’implication, préserver l’ouverture et bien évidemment faire respecter la confidentialité.

Passer de la simple récolte d’idées au choc créatif qui débouche sur de nouvelles actions et de nouveaux comportements plus justes et efficaces.

J’aime à dire que j’accompagne les assistantes à trouver et prendre leur juste place pour concilier bien-être et performance.

La force du partage d’expériences est l’art de construire des relations stimulantes avec SOI (mes talents, mes moteurs), LES AUTRES (mon leadership, ma communication) et le MONDE !

  • Lire aussi : https://leblogdelisabethdurandmirtain.com/creer-un-reseau-interne-dentreprise-lexemple-servier-la-genese-le-seminaire-innovassistantes/

Quel talent !

22 octobre 2021

Il y a quelques semaines, Bernard Tapie quittait ce monde et, même s’il n’était pas apprécié de tous, il n’en reste pas moins qu’il a marqué les esprits. Michel Drucker a résumé cet homme hors du commun : « un surdoué, quelqu’un qui a tout réussi ».  Et de rajouter : « Tout ce qu’il touchait, cela réussissait ». C’était un talent venu de loin. Bernard Tapie ne cachait pas sa réussite, il montrait qu’on pouvait démarrer d’en bas et arriver tout en haut ». Est-ce que l’on peut dire que cet homme avait du talent ? En tous les cas, il a pris sa place dans la société. Le titre du livre de Philbert Corbrejaud,« libérez vos talents, personne ne le fera à votre place », m’a fait penser à cet homme qui a marqué les esprits !

Comment parler du talent sans se mettre d’accord sur le terme et son origine ? Inné ou acquis ? Doit-on travailler quand on a du talent ? Peut-on dire que l’on a des talents cachés ? Quelles sont les méthodes pour découvrir ses talents ? Comment utiliser son talent et surtout comment mieux se connaitre ? Qui sont ces talents dont on parle en RH ? Autant de questions sur lesquelles je vais porter mon regard.

 Un talent, d’après le dictionnaire, est une aptitude naturelle et spontanée qui permet à une personne de bien faire les choses dans un domaine donné, avec beaucoup d’aisance et sans efforts apparents.

Et pour contredire cette définition, Jacques Brel disait dans une interview « le talent, ça n’existe pas. Le talent, c’est d’avoir envie de faire quelque chose »

LE TALENT EST-IL INNÉ OU ACQUIS ?

Devons-nous attribuer les capacités extraordinaires d’un individu au hasard ou à la génétique, ou est-ce le fruit d’un travail acharné ? Cette question divise. Il y a ceux qui considèrent que le talent ne s’acquiert que par le travail et d’autres l’attribuent à la génétique. Tandis que de récentes découvertes octroient le talent, à un isolant neuronal qui se nomme la myéline. Et, la plupart des scientifiques considèrent que, l’expérience, le talent, le génie, peu importe le terme qu’on le lui accorde, s’obtient par le travail.

Le journaliste Canadien Malcolm Gladwell a publié un ouvrage intitulé « Les prodiges» consacré aux personnes les plus talentueuses de la planète. Selon ses recherches, et les témoignages recueillis, le talent n’a pas grand-chose à voir avec le succès. Au lieu de cela, c’est la quantité de pratique délibérée qui fait la différence. La pratique délibérée se résume par une activité, avec un effort conçu pour améliorer la performance cible. Ses recherches ont révélé qu’un minimum de 10 000 heures de pratique délibérée est nécessaire pour devenir un expert de classe mondiale dans des domaines établis.

Il est indiscutable qu’un travail acharné porte ses fruits seulement car il semblerait que d’autres facteurs soient liés au génie. La raison à cela, vient du fait que certains pratiquants deviennent des « experts » bien avant les 10 000 heures. C’est le cas du Norvégien Magnus Carlsen considéré comme le « Mozart des échecs » qui contredit cette règle. Son ouvrage s’accompagne de nombreux exemples de sportifs, de musiciens ou autres joueurs d’échecs, ayant atteint le statut d’expert à propos de la règle des 10 000 heures.

Quels sont tes talents ?

Quand la question est posée « quels sont tes talents ? ». Des personnes ignorent la réponse ; elles pensent qu’elles n’en ont pas. La société a souvent élevé au rang de talents, des aptitudes artistiques telles que le chant, la danse, le théâtre, la musique, etc. Donc, de façon inconsciente, le talent serait réservé aux artistes. Et, ceux qui n’ont pas la fibre artistique seraient considérés comme des personnes sans talent !

La vérité est toute autre : chaque personne a au moins un talent … voire même plusieurs. Mais très peu en sont réellement conscients.

Le talent est spontané. Par conséquent, il se différencie de la compétence que l’on peut acquérir à force de travail et d’expérience dans un domaine donné ; sans nécessairement avoir un talent dans ce domaine.

Il existe des talents dits innés (chanter avec une très belle voix, savoir très bien danser sans apprentissage, jouer excellemment au football, etc.) et des talents dits acquis (maîtriser ses émotions, avoir une capacité à gérer des conflits, avoir une capacité d’adaptation exceptionnelle, etc.).

Qu’ils soient innés ou acquis, les talents se développent en général de manière inconsciente, a priori pendant l’enfance. C’est la raison pour laquelle, lorsque l’on travaille à la reconnaissance de vos talents, il est important de revenir à l’enfance, à la recherche de situations ou d’anecdotes, qui peuvent paraître de prime abord anodines mais qui peuvent être révélatrices de talents possédés sans en être conscient.


COMMENT IDENTIFIER LES TALENTS ?


« Le talent est un don que dieu nous a fait en secret et que nous révélons sans le savoir. » disait Montesquieu.


En France, 25 % des salariés avouent être activement désengagés et 69 % reconnaissent qu’ils ne sont pas engagés (1). Au total, ce sont ainsi 94 % des salariés français qui ne sont pas enthousiastes dans le cadre de leurs fonctions et sur leur lieu de travail. L’auteur, Philbert Corbrejaud, a lui-même fait l’expérience de ce désengagement et a frôlé le burn-out à des postes dans lesquels il ne s’épanouissait pas. C’est en prenant conscience de ses talents que ce self-made man a réussi à monter son entreprise pour aider les autres à trouver leur propre voie. Il dénonce l’importance que la société française donne aux diplômes obtenus dans le cadre du cursus scolaire classique, au détriment des talents et de la passion des individus. Chaque projet professionnel est unique. Il faut éviter de se conformer aux attentes des autres, au risque de passer à côté de sa vie.

Nous avons tous en nous des forces (que l’on ne remarque pas toujours) qui nous permettent d’être à l’aise et en confiance dans divers domaines. Ces forces ne sont pas seulement d’ordre intellectuel ou physique, elles sont là, enfouies en nous.

Le combo gagnant pour libérer ses talents c’est : Force / Objectif / Action.

A LA DECOUVERTE DE SES TALENTS

Maxime Gorki, écrivain russe, disait « Avoir du talent, c’est avoir foi en soi même et en ses forces. »
Il s’agit de mettre en pratique le fameux « Connais-toi-toi-même » de Socrate. Cette assertion, sous sa forme impérative, indique que l’exigence de l’homme doit se porter sur sa nature. C’est en se connaissant, en cherchant en lui-même, que l’homme peut trouver la sagesse … et ses talents cachés.

  • Voyez par vous-même en appliquant ce qui suit !
  • Identifiez les choses que vous faites aisément et accordez-leur de l’importance
  • Identifiez les domaines dans lesquels vous apprenez plus facilement
  • Servez-vous de votre entourage comme miroir
  • N’établissez aucune frontière entre votre vie personnelle et vie professionnelle
  • Analysez ce qui vous semble évident mais difficile à expliquer
  • Notez vos réalisations marquantes
  • Et enfin tirer profit de vos échecs

PROFITER SES TALENTS

Les reconnaître, est une première étape, les travailler est la suivante ! Plusieurs outils dits « de développement personnel » facilitent la connaissance de soi, la confiance en soi, l’image de soi, l’estime de soi, et enfin l’affirmation de soi : le MBTI, La Process Communication (2), etc.
Changer le regard des autres par le développement personnel et savoir utiliser ses talents, c’est déjà un talent !
Néanmoins, le talent ne suffit pas. Alphonse Allais disait « Il ne suffit pas d’avoir du talent, il faut encore savoir s’en servir. »

ALORS COMMENT GERER LES TALENTS ?


L’attention des entreprises est souvent ciblée sur les qualités et les compétences. En entretien d’embauche par exemple, que demande-t-on ? Quels sont les diplômes ? Les savoirs ? Qu’avez-vous fait jusqu’à présent ? Les savoir-faire ? Et la fameuse question tant redoutée par les candidat.e.s: « quels sont vos défauts et vos qualités » ?

Et si les recruteurs demandaient : « quels sont vos talents ? ».

La tendance émergente en ressources humaines est la gestion des talents. Cette tendance se propage depuis quelques années. Les entreprises faisant face à la crise ne veulent plus miser que sur les « chevaux gagnants » : les talents.

Si les entreprises désirent rester compétitives et performantes, elles doivent veiller à anticiper les transformations : attirer, fidéliser et former, faire émerger et cultiver le potentiel de tous, permettre d’évoluer.


Autant de leviers que la fonction RH et les managers ont à leur disposition afin de permettre à chacun de s’épanouir pleinement. C’est en cultivant le plaisir du travail, en donnant du sens à tous les niveaux de l’organisation que l’entreprise pourra espérer attirer de nouveaux talents, et surtout conserver les siens ! L’individu restant la clé du succès de chaque structure.
Pour conclure, chaque talent est unique. Il en existe autant qu’il y a de personnes sur cette terre. La connaissance de ses talents, ça rapporte : l’estime de soi puis la confiance en soi

Mais surtout : Vous serez vous ! Et non pas celui qui cherche à ressembler aux stéréotypes !

(1) extraits du livre « libérez vos talents »

(2) J’anime 2 ateliers Process Com©

  • Développer son aisance en communication grâce à la Process Com©
    1. Niveau 1
    2. Niveau 2

Comment ne pas résister aux visioconférences !

27 avril 2021

visioconference

En 2020, la pandémie de Covid-19 a vu une augmentation drastique du nombre de réunions par visioconférence. Cette nouvelle façon de communiquer a permis aux écoles et à de nombreuses entreprises de continuer à travailler tout en restant à la maison. Des outils gratuits et faciles à utiliser ont proliféré pour continuer la productivité, l’apprentissage et l’interaction sociale pour des millions de personnes. Il n’en reste pas moins que nous ressentons une fatigue de plus en plus importante en restant devant les écrans à longueur de journées et l’attention devient difficile.

Les appels vidéos sont évidemment différents des conversations en face à face. La plupart du temps, les mêmes tâches peuvent être accomplies à distance. Et, ils deviendront rapidement une « seconde nature ». Il faut donc les accepter et leur accorder la même attention et le même enthousiasme qu’auparavant.

Quelles solutions face à cette situation ? Comment trouver les bonnes pratiques pour que ces outils indispensables à l’apprentissage et la productivité deviennent plus faciles à vivre ?

Etre concentré(e) ou faire plusieurs choses en même temps ?

Nous sommes tous persuadés que nous pouvons faire plusieurs choses en même temps. Et c’est ce qui se passe quand nous sommes en réunion en visioconférence toute la journée. Il faut finir tel ou tel dossier, répondre à un SMS, traiter un mail urgent, organiser les journées suivantes.

Mais, le cerveau ne peut pas faire plusieurs choses à la fois. Il cherche sans cesse à répondre à nos besoins, et face aux nombres importants d’informations, il fait un tri. Ce tri est appelé chez les scientifiques : l’attention.

Cessons le multitasking ! Je le constate quand je suis en formation en visioconférence. Par exemple, je peux voir les yeux qui lisent un courriel pendant un exposé ou qui se baissent vers un téléphone portable.

En effet, si on se met à faire attention à tout, notre cerveau sera vite submergé. Même avec 100 milliards de neurones, il y a un goulot d’étranglement.  On ne peut porter attention que sur une activité à la fois. Par exemple, deux schémas d’activité ne peuvent pas se superposer, que ce soit un système nerveux ou un réseau neuronal. On a besoin de l’attention pour sélectionner des endroits précis du champ de visioconférence et éviter la surcharge sensorielle.

La « Zoom fatigue » : absence de signes non verbaux

fatigue zoom
Le « Zoom Fatigue »

Cette attention demandée lors d’une visioconférence engendre une grande fatigue. Une étude récente, faite par l’Université des sciences appliquées de Ludwigshafen en Allemagne, montre des résultats surprenants : plus de 60 % des personnes interrogées déclarent subir cette fameuse « Zoom fatigue » et 15 % en souffriraient même de façon permanente. Les symptômes relevés par les chercheurs incluent une concentration réduite, une impatience, de l’irritabilité, des maux de tête mais aussi des troubles visuels et des douleurs au dos. En effet, les participants déclarent souffrir de l’absence des signes de communication non verbaux tels que la posture ou les micro-expressions. Ils dénoncent également une certaine frustration face aux problèmes techniques qui épuisent leurs capacités de concentration.

4 causes de cette fatigue :

  1. Le « eye contact » en gros plan évoque une situation de conflit intense. Se retrouver face à son interlocuteur dont la tête à l’écran est de 15 cm est inconfortable.
  2. Se voir dans le miroir tout le temps est stressant.
  3. Le champ de visio restreint de la caméra nous cloue sur place et nous prive de mouvement physique.
  4. L’effort pour recréer de la communication non verbale est épuisant.

Alors comment rendre productifs les visioconférences et le travail à distance ? Comment faire de cette révolution technologique un nouvel atout ? Il s’agit de ne plus subir ce nouvel outil mais de se l’approprier ?

L’outil au service de la pédagogie et non l’inverse

outils visioconference
Des outils à notre portée

L’appel vidéo est devenu incontournable pour collaborer efficacement avec l’équipe, avec les élèves, les stagiaires…lorsque l’on travaille à domicile. Réunions de groupe, formations, téléconférences, webinars, ou simple conversation entre collègues, les outils de visioconférence sont nombreux : Zoom, Team’s, Google Hangouts, Skype, Whereby, LiveStorm, Jitsi, Blizz, U Réunion, Webex, ezTalks

La technologie est venue désintermédier des moments déjà particuliers dans la vie d’une entreprise et de ses collaborateurs :

– D’un côté il y a ceux qui aimaient prendre la parole en public ; ceux qui prenaient du plaisir dans la relation avec leur auditoire : scruter les réactions, adapter son discours. Et qui d’un coup, se sont sentis coupés de leur carburant…

– Et de l’autre, ceux qui n’étaient déjà pas très à l’aise avec l’exercice et qui ont vu apparaître des nouveaux outils, la caméra et des nouvelles plateformes, et ainsi venir ajouter une dose supplémentaire de stress dont ils se seraient bien passés…

Que l’on aime ou non, nous devons faire face à des désagréments qui nous poursuivent en visioconférence comme en présentiel. Les yeux rivés sur les écrans des smartphones ou d’ordinateur, ont été remplacés par des écrans noirs aux caméras non allumés. Résultats : un sentiment de solitude accru, l’ennui, pire ennemi de l’efficacité, de la motivation et du changement, fatal pour tant de projets.

Mais attention ! La véritable erreur serait de croire que ce mal est inhérent à la visioconférence ou que nous ne pouvons rien y faire. Car finalement il y a de fortes chances pour que toutes ces personnes dont l’ennui transparaît aujourd’hui, et bien… s’ennuyaient déjà avant ! De la même façon que Powerpoint n’est pas responsable des présentations moches et inefficaces, la visioconférence n’est pas responsable des présentations soporifiques.

Au contraire, cet outil est une véritable chance car elle met en lumière ce qu’il était de temps de corriger depuis un certain temps.

L’outil, quel qu’il soit, est au service de ceux qui apprennent et de ceux qui aident à apprendre.

Réussir ses visioconférences c’est en faire un moment « Utile et Agréable », quel que soit le challenge que vous rencontrerez : qu’il s’agisse de la construction d’un propos, d’un support ou bien même du déroulé général de la réunion !

Le délicat dilemme de l’implication

On s’organise !

Les visioconférences nous accompagneront dans le monde d’après, il faut faire avec et accorder un intérêt tout particulier car elles remplaceront nos réunions traditionnelles. Alors autant y aller et se donner tous les moyens pour une réussir ses moments.

Voici 3 conseils et astuces (parmi tant d’autres) pour améliorer chacune de vos prises de parole en visioconférence :

– Bien structurer le message

Vous le savez déjà : réussir à maintenir l’attention de son auditoire lorsque l’on est en visioconférence est beaucoup plus difficile qu’en présentiel. Vous ne pouvez pas croiser directement le regard des gens, la gestuelle et le non verbal sont limités pour amplifier les propos et surtout impossible de monitorer ! Il n’y a plus que vous, votre discours et votre support de présentation en partage d’écran pour capter l’attention. Mission impossible ? Non ! L’enjeu n’est pas de capter discours est structurée pour donner envie aux personnes en face de leurs écrans de vous écouter.

– Soigner la mise en scène

On pourrait penser qu’en visioconférence le non verbal disparaît. Et pourtant, 90% du non verbal reste toujours présent : le visage, la posture, la voix, … Le non verbal des interlocuteurs disparaît peut-être pour vous, mais n’oubliez pas que celui que l’on écoute et que l’on regarde, c’est vous. Il est donc primordial d’apporter un soin particulier pour le mettre en valeur ! Imaginez votre réunion comme si vous étiez un animateur radio. Ils n’ont pas d’image donc ils se focalisent sur les mots et la voix. Ils ont une facilité à rebondir et à nous captiver.

– Lumière, Son & Décor :

Faites attention à votre éclairage. Essayez autant que possible d’avoir une lumière qui vient éclairer directement votre visage (qu’elle soit naturelle ou artificielle). De la même manière qu’il est important pour de pouvoir lire les visages de ceux qui écoutent, il est important pour eux de bien voir. Il est aussi indispensable de bien soigner le cadrage de son écran. Aucun public n’apprécie de voir vos mains ou votre torse plutôt que votre visage ! Attention aux doubles écrans qui peuvent dévier le regard. Pensez à bien aligner les écrans pour réussir à faire face à la caméra tout en ayant un œil sur vos notes.

Enfin, il est important de faire attention au décor derrière soi qui pourrait venir déranger ou distraire vos interlocuteurs. Et comme on ne peut pas toujours avoir un arrière-plan digne d’un youtuber : pour vous aider, il existe sur la plupart des plateformes des options d’arrière-plan pour flouter votre fond ou même le remplacer complètement par une photo ou une image.

Ne pas chercher à compenser avec un support plus détaillé. Pensez à prendre soin du public en visioconférence (tout comme en présentiel). On oublie les slides surchargées de tableaux, de données, de bullets points … Et oui, personne n’aime devoir se coller à son écran pour déchiffrer ce qui y apparaît !

Enfin, varier les plaisirs 😉 pour animer une réunion en visioconférence. Proposer des exercices, des échanges en binôme ou par petits groupes, faire des sondages, poser des questions mystères voire farfelues, coconstruire de solutions sont autant d’idées à mettre en place pour une réunion réussie et performante.

Animer une réunion à Distance – les + de la formation : Voir la fiche

Le « fameux » learning by doing : les participant(e)s apprennent en faisant

  • Participants acteurs de leur formation
  • Application des méthodes et des outils à leur situation réelle.
  • Les participant(e)s réfléchissent au résultat à atteindre ici, une réunion en visioconférence constructive et dynamique.
  • Prise de conscience des erreurs : condition essentielle pour remettre en question les acquis
  • Un maître mot : pra-ti-quer

Assistant.e.s et Office Managers, visez l’excellence

Assistantes et office managers, visez l’excellence. Elisabeth Durand Mirtain

Un ouvrage professionnel dédié au métier d’assistant(e)s et office managers qui raconte l’histoire d’une assistante, Flavie, dans laquelle tout le monde se reconnaît. Flavie vit des situations simples de la vie professionnelle, celles qui sont vécues par tout(e)s les assistant(e)s, les office managers et les métiers support.

Quel(le) assistant(e) et office manager souhaiterait être laissé(e) pour compte parce qu’il(elle) ne s‘est pas adapté(e) au métier et à ses nouveautés ?

Le constat est simple : il existe peu (ou pas) d’ouvrage professionnel sur le développement personnel dédié à ces métiers. Or, les assistant(e)s, les assistant(e)s de direction, les office managers et tous les métiers support le demandaient, comme le prouve une enquête menée en 2015. En effet, ces fonctions comportent une grande part de compétences comportementales.

Réussir dans son job d’assistant(e) ou d’office manager, c’est miser sur ses talents -parfois cachés- se débarrasser des limitations qui empêchent de réaliser son potentiel, appliquer des méthodes simples et surtout changer d’état d’esprit.

Le livre se présente sous un format facile à transporter et comporte à chaque partie des exercices, des autodiagnostics et des méthodes.

Workshop Réunir & Activ’Assistante

21 avril 2022

Workshop Réunir

Je participe le 21 avril  prochain au Workshop Réunir & Activ’Assistante sur la Plus Belle Avenue du Monde au cinéma Gaumont Champs-Elysées : Les Cinémas Pathé Gaumont : Présentation

Je vous attends sur mon stand pour un moment de partage et d’échanges sur vos besoins.

Une vente et dédicace de mon livre « Assistante et office manages, visez l’excellence »

N’hésitez pas à vous inscrire pour y participer et partager un moment exceptionnel :
Workshop au Gaumont Champs-Élysées – 21 avril 2022 (google.com)

Demandez le programme sur le Site Magazine Réunir  : Rendez-vous le 21 Avril pour un workshop sous les projecteurs ! – Réunir Magazine (reunir.com)

Le besoin : la source de nos émotions et de nos comportements

Les besoins en formation

Une notion relative dont la définition dépend de ceux qui l’interprètent.

Le mot besoin vient du mot « besogne » qui signifiait au XVIème siècle « objet nécessaire pour la nuit » ! Le concept de besoin se définit comme une exigence née de la nature ou de la vie sociale ou comme un état de privation. Cette notion est difficile à cerner, car le besoin est différent pour chaque individu ou chaque communauté culturelle et nous verrons dans cet article que nos besoins sont à la source de nos émotions et de nos comportements.

La définition du concept de besoin a subi une importante évolution. En effet, jusqu’aux années 40, on ne reconnaissait que les besoins physiologiques de l’être humain comme se nourrir, se reposer, se reproduire. Ce n’est qu’au milieu du siècle qu’il fut reconnu la dimension psychologique des besoins humains comme aimer et être aimé, connaître, donner un sens à sa vie.

La théorie de la motivation de Maslow, la plus connue, mais …

Comprendre comment fonctionne le cerveau est la clef qui ouvre toutes les portes. Comprendre le cerveau humain, c’est comprendre les besoins et c’est donc se donner la possibilité de les influencer ! C’est exactement de ce constat, qu’au cours du XXème siècle de nombreux chercheurs ont tenté de modéliser les motivations des consommateurs, on appelle cela le marketing ! Plusieurs théories expliquent l’apparition des besoins physiologiques et des comportements associés à ces derniers.

La théorie la plus connue est celle d’Abraham Maslow dans les années 1940. Sa théorie de la motivation repose sur une règle de priorité des besoins.

Maslow hiérarchise les besoins selon cinq niveaux qui sont, en partant du plus fondamental : les besoins physiologiques, le besoin de sécurité, le besoin d’appartenance, le besoin d’estime et enfin le besoin de s’accomplir.

L’accès à un niveau ne signifie pas qu’il sera acquis pour toujours, chacun d’entre nous s’inscrit dans une dynamique et évolue dans la pyramide au cours de sa vie.

Chez Maslow, la satisfaction des besoins se fait dans un ordre progressif, c’est-à-dire que pour satisfaire le besoin d’un niveau, ceux du niveau précédent doivent obligatoirement être comblés. En effet, la motivation et le désir traduisent selon lui un besoin fondamental. Ainsi, l’importance accordée à chaque besoin varie en fonction du positionnement de chacun dans la pyramide. Il s’agit d’une logique binaire qui veut qu’un niveau soit entièrement satisfait, ou bien pas du tout. Cependant, selon Maslow, seul un certain pourcentage de chaque niveau peut être comblé et ainsi ne pas empêcher de passer au suivant.

… Un modèle qui présente des limites

La première des « contestations » émise à l’encontre du modèle, vient de l’ordre des besoins.

Aujourd’hui, le fait que la quête de la satisfaction des besoins secondaires n’advienne qu’après que l’individu ait comblé ses besoins primaires, n’est plus considéré comme un postulat établi. La forme en pyramide impose de satisfaire un besoin avant d’atteindre le suivant, ce qui n’est pas toujours le cas. La hiérarchie sera différente selon les individus.

Prenons l’exemple des artistes : ces derniers prennent le risque de mettre en péril leur sécurité par une situation précaire pour pouvoir s’épanouir dans leur art. De plus, la hiérarchie change en fonction des différentes phases de la vie, ainsi qu’au sein des différentes civilisations.

La communauté scientifique s’accorde à dire que le comportement de l’individu d’aujourd’hui est directement influencé par la personnalité de ce dernier, c’est à dire son « socio style ». Ainsi, si la personne est plutôt tournée vers les autres, plutôt que focalisée sur des tâches à accomplir, elle agira différemment. Sans compter que sa relation au pouvoir, vient également complexifier la lecture et troubler les cartes.

La deuxième critique de la théorie vient de sa dimension statistique car elle n’a pas été construite sur un échantillon représentatif de la population. Maslow s’est concentré sur une population masculine, blanche et d’un niveau social élevé, les résultats obtenus ne sont donc pas représentatifs et ne sont pas applicables à 100% des personnes. Le manque de données, s’avère être encore aujourd’hui, un obstacle majeur à la vérification du modèle.

La dernière critique est liée au fait que Maslow ne fait pas la différence entre le besoin et le désir. Il laisse ainsi une part de subjectif, car la satisfaction d’un niveau dépend de la perception de l’individu de sa propre situation.

Face aux critiques, Maslow ajoutera en 1970 trois nouveaux besoins :

  • Le besoin cognitif correspond au besoin de comprendre et peut se retrouver dans chaque niveau de la pyramide.
  • Le besoin esthétique exprime la motivation d’améliorer la qualité de la satisfaction des besoins déjà satisfaits dans les niveaux inférieurs.
  • Le besoin transcendantal vise à aider les autres à atteindre leurs objectifs.

Alors, comment saisir l’ensemble des besoins de l’être humain ?

Pour cela il faut définir le besoin comme la nécessité, pour un individu, de répondre aux états physiologiques et psychologiques qu’il ressent. En effet, de façon naturelle et quotidienne, les besoins émergent spontanément et orientent constamment l’action vers des buts précis qui se définissent aussi avec les exigences de l’environnement. Ainsi, l’atteinte de ces buts permet la satisfaction des besoins et favorise le développement de l’individu en harmonie avec son environnement.

Par exemple, lorsqu’un individu choisit d’étudier dans une formation, il fait son choix en fonction de ses préférences et de ses aptitudes tout en tenant compte de ce que le marché du travail peut lui offrir. Si l’individu éprouve un grand besoin de sécurité, il peut accorder une plus grande importance à l’information sur le placement dans le domaine choisi, alors qu’un autre individu qui, lui, a davantage besoin de relever des défis accorde moins de poids à cette donnée dans sa prise de décision.

les émotions

Et nos émotions dans tout ça ?

Nous avons tous des besoins de différents types. Certains sont des besoins basiques, comme l’alimentation et la protection ; d’autres sont des besoins de relation, comme l’affection et la reconnaissance. Les émotions contribuent à couvrir nos besoins car elles nous aident à survivre, à distinguer une situation dangereuse ou une qui nous produit du bien-être. Par ailleurs, elles nous poussent et nous motivent à nous lier et à communiquer avec les autres.

« Dis-moi quelles sont tes émotions et je te dirai quels sont tes besoins »

Ainsi, les émotions sont de véritables compagnons de voyage. Le problème étant, que parfois, nous sommes fatigués d’avancer avec elles. Nous devons donc apprendre à les gérer pour mieux cohabiter intérieurement. Les émotions nous aident à couvrir nos besoins pour survivre et nous motivent à nous lier avec les autres.

Nous existons et nous communiquons grâce aux émotions

Les émotions sont nécessaires pour notre survie ; l’une de leurs principales fonctions est de nous préparer physiologiquement pour l’action. Beaucoup d’animaux présentent des comportements émotionnels qui se caractérisent par leur efficacité ; en d’autres termes, il existe certaines émotions qui nous permettent d’agir immédiatement. C’est peut-être le premier point sur lequel les émotions nous aident à couvrir nos besoins.

Elles communiquent des informations aux autres sur la façon dont nous percevons et interprétons les stimuli, aussi bien internes qu’externes. Généralement, nous réalisons une bonne partie de cette communication à travers la communication non-verbale. Ce type de communication est plus rapide, naturel et intuitif que le langage verbal. De cette manière, même si ce n’est pas intentionnel, la communication des émotions exerce une influence chez les autres.

Les émotions nous servent de guide car elles nous communiquent des informations précieuses sur chaque situation. Elles nous aident à savoir si l’expérience nous convient ou non en fonction de notre ressenti (agréable ou désagréable). De cette façon, selon ce que nous ressentons, nous voudrons répéter une expérience ou l’éviter.

Par conséquent, les émotions sont comme une boussole interne qui aide à nous orienter et savoir ce qui est important : elles nous aident à couvrir nos besoins et nous guident afin de savoir de quelle façon nous devrions agir. Elles sont extrêmement précieuses car, grâce à elles, nous pouvons survivre et communiquer. Nous ressentons d’abord les émotions et, ensuite, nous décidons de ce que nous en faisons, en étant ainsi responsables de nos actes. Le besoin devient la source de nos émotions et de nos comportements. De cette façon, nous serons cohérents avec nos sensations et nos pensées. Nous devons cependant le faire de façon assertive, c’est-à-dire en respectant nos besoins et ceux des autres.

animal social

L’homme est un animal social

En 1987, McClelland, psychologue américain qui développe son activité professionnelle à l’université d’Harvard et de Boston, fixe trois besoins primaires qui se trouveraient selon lui à la base de notre pensée, de notre ressenti et de nos actions : les besoins sociaux. Il définit les besoins les plus importants de l’être humain, ceux auxquels on ajoute l’adjectif “social” :

La réussite – Le pouvoir – L’affiliation

Ces besoins surgissent de la nature même de l’Homme. Ce dernier est un animal social et a besoin d’un processus de socialisation pour développer ses compétences. Ces besoins ne sont pas universels. En effet ils sont le fruit de la nature historique de l’être humain mais également de son contexte socioculturel. C’est pourquoi la liste des besoins peut être relativement différente, bien qu’elle reste cohérente.

Au sein d’une société, l’individu qui n’a pas le sentiment d’appartenir à une communauté de projet rencontrera des difficultés à s’y investir. Pire encore, dans certains cas, un individu peut être mis à l’écart. Les ressentis sont semblables dans les cas de séparation, d’abandon, de trahison. On se sent exclu.

En entreprise, il est donc primordial pour un manager de permettre à ses collaborateurs et à toutes les personnes qui vont contribuer au projet de créer ce sentiment d’appartenance. Cela nécessitera des qualités relationnelles, une capacité à faire preuve d’empathie pour mieux comprendre les attentes et y savoir répondre, des aptitudes à communiquer le sens profond de l’action à entreprendre.

Sans cela on ne peut plus compter que sur la pression ou les objectifs personnels des individus. Autant de choses sur lesquelles un manager n’a que peu de maîtrise.

« Au sein d’une société, l’individu qui n’a pas le sentiment d’appartenir à une communauté de projet rencontrera des difficultés à s’y investir. »

L’évolution de nos sociétés a réduit progressivement les anciens modèles. On appartenait à un village, à une famille unie, à une communauté religieuse etc. Ce besoin est si fortement ancré en nous qu’il doit être comblé de quelques façons que ce soit : supporter une équipe sportive, appartenir à des réseaux sociaux, partager quelques semaines par an des vacances avec les mêmes personnes, etc.

Nous sommes, bien entendu, là encore très fortement dans la sphère émotionnelle. Ce sont les qualités d’intelligence émotionnelle qui vont nous donner une meilleure compréhension de la situation et nous permettre de fédérer un groupe autour d’un projet en rendant tangible cet indispensable sentiment d’appartenance.

Alors comment satisfaire nos besoins ?

Le besoin chez l’Homme est cet élément fondamental qui est à la fois immatériel, intemporel, universel et positif. Il s’apparente à une aspiration profonde à une énergie qui nous pousse à agir. En fait tous les êtres humains ont les mêmes besoins, mais il existe des milliers de stratégies (de moyens) différentes pour les satisfaire. La difficulté dans les relations humaines est d’entendre les besoins derrière ces stratégies.

Si nous réussissons à parler de nos vrais besoins nous arriverons à nous comprendre, alors que nous ne serons pas forcément d’accord sur les moyens dont nous les satisfaisons.

Par exemple, un besoin aussi basique et universel que manger peut amener à des discussions et des conflits sur les choix que nous faisons pour le satisfaire.

Aller bien au-delà de la satisfaction pour une formation ! Pour préparer les formations, je m’attache à recueillir l’ensemble des besoins des futur(e)s participant(e)s. C’est ainsi qu’en amont de la session, chacun(e) reçoit une fiche dans laquelle il(elle) est invité(e) à émettre ses besoins objectif par objectif en citant un exemple qui sera ensuite travaillé en formation. Ces besoins sont exposés ensuite de manière anonyme en début de session. Leur satisfaction est mesurée en fin de stage et il est vérifié que chaque besoin a été comblé par une méthode ou un outil.

De même, il est vital de faire la différence entre « j’ai besoin de » qui n’engage que moi et « j’ai besoin que tu » qui sous-entend que l’autre est responsable de la satisfaction de mon besoin.

« Il faut apprendre à reconnaitre et exprimer nos besoins fondamentaux »

L’aide d’un « accompagnant » en la matière peut être précieuse. Les besoins font d’ailleurs partie des « fondamentaux » du coaching. Comme nous l’avons vu plus haut face à chaque besoin non comblé il y a une émotion négative comme la colère, la frustration, la peur… Les émotions sont toujours en rapport avec un besoin !

Si l’émotion est positive, c’est qu’un besoin a été satisfait. Je suis content(e) car une personne m’a témoigné du respect, elle m’écoute, … Cela satisfait mon besoin de reconnaissance, mon besoin d’être en relation, mon besoin de respect…

Cependant l’émotion peut être négative si un besoin n’a pas été satisfait (souvent ou parfois sans le vouloir). Je ne me sens pas respecté(e), ni écouté(e), …

Plus le besoin non comblé est vital, plus le sentiment de mal être est fort. Pour reconnaître ses besoins non satisfaits et surtout mettre en place un plan d’action pour les combler, l’accompagnement d’un professionnel est donc précieux.

Le besoin de l’Homme réside dans l’apprentissage et dans l’obtention de ressources suffisantes pour être indépendant. Cela signifie que l’homme cherche des défis pour pratiquer, devenir habile et se sentir compétent face aux tâches qu’on lui propose. Il semble clair que parmi nos besoins les plus importants et motivants du comportement, on trouverait le besoin de se sentir compétent, le besoin de sentir son appartenance à un groupe et le besoin de contrôle au sein de ce groupe.

Quels outils pour mieux connaitre ou assouvir ses besoins : La Process Communication©, outil de développement personnel reconnu, distingue 6 types de personnalité avec leurs différents besoins. Identifier son profil et nourrir ses besoins régulièrement permet d’éviter le stress. Nos besoins physiologiques comblés, notre motivation à agir est guidée par la recherche de la satisfaction de nos besoins psychologiques. S’ils sont mal nourris, nous sommes rapidement gagnés par la frustration et la démotivation

Les erreurs d’hier font les succès d’aujourd’hui

21 juin 2021

échec et réussite

Avez-vous déjà connu quelqu’un dont la vie n’est qu’une succession de réussites ? En tout les cas, moi, pas encore ! L’échec fait partie de la vie. Frédéric Dard disait très justement « Dans l’existence, il est important de se préparer des motifs d’échec, ainsi les réussites n’en sont que plus brillantes ».  L’échec peut avoir de nombreux avantages, il faut savoir en tirer parti et surtout s’en remettre. Le but de cet article est de vous aider à surmonter un échec et le transformer en réussite.

Les avantages d’un échec

Instaurer un changement

Chacun de nous connait des échecs qui nous font passer par une ou des périodes difficiles. Il est important de garder en tête que chaque défaite, chaque erreur a une cause qui n’aurait pas été détectée sans la survenue de cet échec.

Une fois détectée, nous pouvons la corriger et essayer de s’en débarrasser. Il s’agit d’instaurer un changement et de redéfinir un ou des objectifs. Pour cela, il faut changer de stratégie : prendre des mesures que nous connaissons mais que vous n’avons pas mis en œuvre simplement par paresse ou négligence.

 « Le succès est fait de 99% d’échec » – Soichiro Honda

(Re)définir ses objectifs

Nous pouvons éprouver des difficultés à prendre des décisions face à des choix. Or, à vouloir gérer plusieurs projets de front, nous risquons de nous éparpiller et de ne réussir nulle part. En effet, il faut savoir faire preuve de beaucoup de discipline. Il vaut mieux se concentrer sur un sujet à la fois, l’un après l’autre. Un des avantages cachés de l’échec est donc de comprendre l’intérêt de la focalisation. Une fois que nous concentrons notre énergie, nous devenons incroyablement productifs. Alors, faisons le bon choix et prenons enfin une décision.

  • Sur quel sujet, dans quel domaine décidez-vous de focaliser toute votre attention ?

Mettre au clair ses priorités et optimiser ses stratégies.

Face à l’échec, deux options : soit abandonner, soit rechercher une manière différente de faire les choses. L’abandon qui serait un échec définitif ne doit être envisagé qu’en ultime recours. Voilà pourquoi l’échec “temporaire” est une bonne opportunité pour améliorer sa stratégie. Il s’agit ici d’un des avantages cachés de l’échec car celui-ci va vous permettre d’aborder les problèmes sous un angle nouveau. Chaque échec révèle une erreur, une mauvaise stratégie ou une mauvaise façon de faire les choses. Alors saisissons en tout le bénéfice.

  • L’échec développe de nouvelles compétences et nous redonne de l’importance à notre existence

Confrontés à des défis majeurs, nous n’avons d’autres choix que de développer de nouvelles compétences. Sans cela, il est fort possible que nous n’aurions jamais cherché à développer de telles compétences.

L’échec nous donne l’occasion de comprendre que nous avons encore la capacité d’apprendre. Le fait même de nous rendre compte de nos capacités renforce notre confiance en nous et nous permet de faire face plus facilement à l’adversité. Les expériences négatives constituent donc pour nous de bonnes occasions de nous surpasser et de devenir meilleur.

  • Un des avantages cachés de l’échec est la possibilité, la bonne occasion que vous offre cette situation, d’apprendre et d’évoluer positivement.

L’échec endurcie votre caractère et (re)motive

L’aphorisme de Nietzsche “Ce qui ne tue pas rend plus fort” n’est pas toujours vrai (selon moi !) mais peut vous servir pour grandir et nous (re)motiver. En effet, cela peut vraiment aider à surmonter les obstacles. A force d’endurer les difficultés et d’en triompher, nous apprenons avec le temps à les relativiser. Alors, même si aujourd’hui les problèmes auxquels nous faisons face semblent insurmontables, dans quelques mois on peut en rire ! Peu importe l’ampleur de la tâche, peu importe à quel point elle peut nous éprouver aujourd’hui, gardons à l’esprit que cela ne sera bientôt qu’un lointain souvenir.

  • Sachez apprécier les difficultés à leur juste valeur, un bon moyen de vous rendre plus fort et plus combattif.

L’échec vous fait apprécier le succès et donne du sens aux choses

Plus difficile est la tâche, plus dur est le combat et plus douce sera la victoire, plus jouissif sera le succès ! En effet, plus vous allez devoir surmonter d’obstacles avant d’atteindre votre but et plus vous lui accorderez de valeur. Plus il vous sera difficile de réaliser votre rêve, plus votre travail aura été acharné pour y arriver et plus vous serez en mesure d’apprécier cette victoire. Voici donc encore à ce niveau un autre des avantages cachés de l’échec.

  • Plus vous allez y être confronté sur le chemin de votre rêve et plus vous serez fier d’y être arrivé.

Pour illustrer nos propos, voici l’exemple d’un homme, Jack Ma. Cet homme a accumulé plusieurs échecs. 24 candidats pour 23 postes à pourvoir dans un KFC, qui a été refusé ? Jack Ma. Idem quand il postule pour être policier : 4 postes, 5 candidats, Jack Ma est encore refusé ! Il rate 3 fois son examen pour rentrer en université. Postule 10 fois à Harvard sans être jamais accepté ! Il créé Alibaba, pendant les 5 premières années, il ne gagne rien. Aujourd’hui Jack Ma est l’homme le plus riche et le plus connu de Chine !

Nombre de personnalités ont connu des échecs avant d’être dans la lumière : Steven Spielberg, Mickael Jordan, Oprah Winfrey, Fred Astaire, Steve Jobs, Bill Gates, etc. Voici un article intéressant https://femmedinfluence.fr/10-personnalites-passes-lechec-de-connaitre-reussite/

Tirons-en les leçons ! Plus le chemin est semé d’embuches, plus il sera accordé des valeurs personnelles et plus nous sommes enclins à gravir de nouveaux sommets.

L’art de cultiver les hasards pour enchanter sa vie : il n’y a pas d’erreur, il n’y a que des heureux hasards !

Confirmation…

La plupart des îles ont été découvertes par hasard, vous pouvez vérifier !

Un autre exemple lié aux effets secondaires : le Viagra. Les scientifiques du laboratoire Pfizer étudiaient un traitement contre l’angine de poitrine. Mais, les patients ont rapporté des érections comme effet secondaire. Par la suite, dans le traitement de l’impuissance, le produit s’est avéré efficace !!

En 1770, Edward Nairne, ingénieur anglais, aurait confondu le pain avec un morceau de résine d’hévéa. La pratique était d’enlever les taches d’encre avec de la mie de pain. Surpris par le résultat et fier de sa découverte, il se serait lancé dans le commerce des premières gommes naturelles au prix de 6 shillings l’unité ! Il y en a bien d’autres : le post-it, la champagnisation, etc.

L’enseignement à en tirer : ne pas s’en tenir à l’échec ou l’erreur mais chercher ce que cela nous apprend. On parle alors du principe de sérenpidité. Un mot compliqué à prononcer, pourtant utilisé mais pas encore reconnu quand je vous écris ! Microsoft n’a pas encore reçu d’information sur ce nouveau terme !

Ce terme, qui veut dire en terme scientifique « une découverte faite par hasard », apparaît la première fois en 1754, dans une lettre de l’écrivain anglais Horace Walpole pour désigner l’art de la découverte qu’il cultive lui-même. Il illustre son propos en utilisant un ancien conte persan « Les trois princes de Sérendip », dans lequel trois frères parviennent à décrire un chameau sans jamais l’avoir vu par simple esprit de déduction.

Sérendipité

Ce conte a influencé le « Zadig » de Voltaire dans le siècle des lumières. La question centrale du conte est le voyage comme meilleur moyen d’éduquer et donner une leçon sur la vie. Les 3 frères sont bien éduqués mais manquent d’expériences. Leur père décide de les envoyer en dehors de leur royaume pour se confronter aux autres et à d’autres réalités. Leur aventure avec le chamelier va les conduire à un procès qui les amènera, après argumentation, à la bénédiction de l’empereur. Et pourtant ils ne cherchaient rien au départ.

  • On ne découvre pas par intention, mais par attention
  • On n’invente pas par volonté, mais par disponibilité.

Voici un autre conte à méditer pour bien saisir le concept de sérendipité : un fermier chinois possédait un cheval blanc dont il était très fier. Un jour, ce cheval s’échappa de son enclos. Les voisins du fermier s’empressèrent de lui dire « Quelle malchance ! » ce à quoi il répondit « Peut-être ». Le lendemain le cheval revint à la ferme avec 12 juments. Les voisins du fermier s’extasièrent « Quelle chance ! » et le fermier de répondre « Peut-être ». Le fils du fermier décida alors de monter une des juments et se cassa la jambe. « Quelle malchance ! » commentèrent les voisins, alors que le fermier continua à dire « Peut-être ». Par la suite, l’armée arriva dans le village et réquisitionna tous les jeunes hommes pour partir à la guerre, sauf le fils du fermier avec sa jambe cassée…

Se remettre de ses échecs ou erreurs – La prise de décision

échec et réussite

Verre à moitié vide ….

Le fait d’entreprendre peut mener à 2 issues :  la réussite ou l’échec. En cas d’échec, nous réagissons principalement de deux manières. La première consiste à accepter l’échec puis à le surmonter dans l’espoir de réussir cette fois. La seconde manière consiste à abandonner. Cette seconde manière est à éviter, car elle nous éloigne de l’objectif. Nous aurons tendance à ne voir que les aspects négatifs du projet.

Ou verre à moitié plein !

Contentons-nous de regarder l’échec en face, comme un objet extérieur, puis faisons son analyse. Pour quelles raisons avons-nous échoué ? L’objectif fixé était-il trop élevé ? Etions-nous réellement motivés ? Avons-vous mis toutes les chances de notre côté ?

Il s’agit de changer de perception de l’échec et pour cela plusieurs possibilités s’offrent à nous :

  • Ignorez les « experts » en « je te l’ai dit » et « tu aurais dû m’écouter, regarde le résultat aujourd’hui ». Le succès demande une certaine prise de risque.
  • Comprenez qu’il est normal d’échouer. Relisez la liste des personnes les plus prospères de ce monde et voyez comment leurs échecs successifs ont été des vecteurs de réussite.
  • Utilisez l’échec comme levier pour vous en remettre, mais aussi pour vous propulser vers l’avenir.
  • Faire une liste de vos échecs en essayant de comprendre pourquoi vous avez échoué.
  • Posez-vous les questions suivantes : qu’auriez-vous pu faire différemment ? Comment allez-vous affronter vos échecs à l’avenir ? Qu’avez-vous appris du passé afin de préparer un avenir meilleur ?

Il est normal d’échouer… Mais, il n’est pas normal d’abandonner. Mieux vaut continuer à échouer encore et encore. Persévérez jusqu’à la réussite. Le succès sera tellement plus important et plus fort lorsqu’il sera atteint.

« Le succès, c’est d’aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme. » – Winston Churchill

L’échec nous emmène dans un voyage que nous ne voudrons peut-être pas faire. La réalité est que ce voyage nous aide à devenir la meilleure version de vous-même… comme les 3 Princes de Sérendip !

  • L’échec ne signifie pas la fin.

Et NOTRE responsabilité dans tout ça !

Une nouvelle perception des choses est une aide, mais elle doit être assortie de persévérance. La persévérance est une forme de courage qui permet de traverser les épreuves et de continuer à avancer vers les objectifs malgré la difficulté. Vous avez le droit de vous donner la permission de faire les choses, de vous avouer que ce que vous fait dans le passé n’était pas si bien. En analysant la situation, vous devenez responsable de votre avenir et de vos succès.

Ma conclusion serait de vous donner un conseil et une anecdote.

Le conseil est qu’il est important de savourer de ce que l’on a. Cela nous aide à penser autrement et à regarder les événements différemment.

Et pour l’anecdote : en 2000, après plusieurs licenciements, cdd et missions d’intérim, donc à la recherche d’un nouvel emploi, je m’entends dire « vous êtes vieille maintenant pour trouver un poste ! ». Inutile de le croire, voire de le penser… Après une nuit à analyser ma situation – plutôt que d’aller dîner au restaurant avec des amis 😉 – je décide de m’inscrire à l’Insee pour devenir consultante-formatrice. Pour fêter cela, j’invite quelques amis. Et à l’annonce de ma décision, voici ce qui m’est dit : « tu es folle, tu ne te rends pas compte du boulot qui t’attend ! », « tu vas exploser en charge ! », « tu n’y arriveras pas, il y a trop de monde sur le marché ! », etc. Personne pour me dire « c’est courageux », « bravo », « nous te soutenons » … J’aurais pu me dire « je ne vais pas y arriver ». Cela fait 21 ans que je fais ce métier et que je m’y épanouis. 

Rappelons-nous : utilisez l ’échec comme levier pour vous en remettre, mais aussi pour vous propulser vers l’avenir.

J’anime un atelier de 3 heures 30 sur « Assumer ses échecs et valoriser ses réussites »

Interview : métiers d’Assistante et Office Manager

14 juin 2021

Interview Elisabeth Durand Mirtain

INTERVIEW – ÉLISABETH DURAND-MIRTAIN : Experte du métier d’Assistante et d’Office Manager – YouTube

En avril 2020, je partageais avec Leslie Prudent ma vision du métier d’assistante et d’office manager.

Leslie a créé une plateforme dédiée aux collaboratrices « virtuelles » . Elle permet la mise en relation entre les professionnels et les assistantes indépendantes . Voici une présentation de sa plateforme : https://www.youtube.com/watch?v=f1o52Rg8a2s

J’ai également eu le plaisir de coopérer avec Leslie dans la création d’une formation complète  consacrée à cette catégorie de collaborateurs/trices ; en particulier sur le thème du marketing de soi.

La distance amorce-t-elle un vrai virage dans la vie professionnelle et en formation ?

27 janvier 2021

Le confinement a été une véritable opportunité pour nous mettre à distance. Cette obligation nous a forcés à nous adapter, à modifier nos façons de vivre, de communiquer, d’apprendre et de travailler. Certains se plaignent du manque de contact social, et de ne plus pouvoir réellement parler ou échanger en direct. Alors, la question se pose : qu’est-ce que cette notion de distance implique dans notre vie, qu’elle soit personnelle ou professionnelle ? Est-ce que cette distance amorce un vrai virage ?

C’est une nouvelle organisation qui a notamment engendré des effets collatéraux : le développement de la formation « distancielle », lapparition du terme « distanciation sociale » (auquel je préfère celui de « distance de sécurité »), le télétravail, etc. En contrepartie, le frein technologique s’est atténué à mesure du confinement. Le gouvernement a facilité le recours à la formation à distance face au ralentissement de l’économie. Une révolution dans l’univers de la formation s’est amorcée dès le premier confinement. Cette nouvelle mise à distance confirme l’essai et devient la règle. Quels bénéfices tirer de ces changements ?

La distance réinvente la notion de proximité : la proximité organisée

La distance se définit dans le Larousse comme « l’intervalle ou la séparation de deux points dans l’espace, de deux objets ou deux personnes éloignées par une distance mesurable ». Voici quelques expressions qui illustrent bien ce phénomène.   

  • « Garder ses distances », c’est-à-dire s’arranger pour ne pas être concerné par quelque chose, dégager sa responsabilité de quelque chose, ou éviter toute familiarité avec quelqu’un. »
  • « Tenir la distance », ou maintenir ses efforts sur toute la durée d’une course ; ou pour toute action longue et difficile. »
  • « Tenir quelqu’un à distance », soit ne pas laisser approcher quelqu’un de soi ou lui ôter tout prétexte de familiarité, ne pas se mêler de quelque chose. »

Le développement des relations à distance par les outils technologiques et derrière les écrans a largement modifié la notion de proximité. En effet, il s’agit d’une proximité organisée, qui n’est pas géographique mais relationnelle. Elle a toujours existé, lorsque nous nous rapprochons des gens que nous aimons comme nos amis, notre famille, les collègues. Mais Internet et les réseaux sociaux (ainsi que la peur de la proximité géographique due à la Covid) ont favorisé son essor. De ce fait, ils permettent d’échanger et de travailler à distance, en s’abolissant des contraintes de proximité géographique, et donc de distance.

Pouvons-nous nous tenir à distance sur la durée ?

Selon moi… Je ne crois pas ! Le tenter ferait encourir des risques psychologiques et mettrait à mal nos relations sociales. Il est certes possible de s’appuyer sur les ressources de la proximité organisée pour fonctionner à distance et survivre en cette période de pandémie. En effet, nous sommes des « animaux sociaux », qui ont aussi besoin de sentir, de toucher et d’embrasser. Donc, la proximité géographique et la proximité organisée s’avèrent indissociablement unies pour contribuer à la réussite de nos relations sociales.

Une croissance forte de la formation à distance

Les directives du Ministre du Travail ont été claires : “Il faut former plutôt que licencier” ! Les entreprises profitent massivement des mesures qui facilitent la prise en charge des coûts pédagogiques.  Pendant le confinement, les demandes de formations à distance ont explosé : le volume a doublé, voire triplé pour certains organismes [1]. Et pourtant, ce type de format existait depuis longtemps !

Des formations techniques ?  Pas seulement ! Il y a des formations sur l’organisation et le télétravail puis pour développer l’efficacité professionnelle (comment bien démarrer sa journée, se fixer des objectifs ou encore gérer son temps et ses priorités).

Il y a eu une vraie prise de conscience sur des sujets que j’ai animés ces derniers mois. Des thématique comme : « préserver son optimisme en période de crise », « organiser ses priorités en télétravail », « gérer la charge mentale », « manager ses équipes malgré la distance », etc.

L’émergence de nouvelles pratiques : adieu paperboard et post-it !

Aujourd’hui, c’est dans le confort de chez soi avec des contenus originaux et adaptés que l’on apprend.

L’auto-apprentissage est de mise. Cette forme repose sur des accès gratuits (ou pas !) à des contenus et des formats variés qui ont converti les réfractaires au e-learning (MOOC, webinaires, ou vidéo 100% synchrone ou asynchrone) ainsi que le micro learning [2],  très facile à placer dans les agendas.

Le mentoring ; cette forme de transmission des savoirs très ciblée et pragmatique permet une meilleure adaptation aux outils digitaux devenus indispensables pour la continuité de l’activité et le maintien du lien social. Les entreprises multiplient les “référents internes” capables d’accompagner les néophytes du numérique.

Contre toute attente, cette période montre un attrait important pour les soft skills. Les formations à l’intelligence émotionnelle font partie de celles qui ont remporté le plus de succès selon une étude menée du 15 mars au 4 mai 2020 par Unow. On parle ici de la capacité à communiquer, du leadership, de la créativité, de la gestion des priorités, du respect de l’autre, de la gestion du stress, etc.  Le distanciel est dans ce domaine tout aussi efficace avec des conditions : un engagement des deux parties, une relation de confiance avec l’apprenant, un accompagnement tout au long de la formation, une pédagogie basée sur l’action et un suivi.

Ce sont les compétences transversales qui se sont révélées indispensables pendant cette période de changements.

Et le formateur dans tout ça ?

Tout ne peut se faire en auto-apprentissage.

La formatrice expérimentée, que je suis, a modifié ses habitudes, se préparer comme une sportive de haut niveau pour éviter le claquage !

Ma mission a toujours été de donner du sens et de l’envie par une pédagogie active et ludique. Être un guide devient impératif. Personnaliser chacune de mes interventions pour éviter la déshumanisation est indispensable. Respecter le rythme de progression des apprenants, une obligation et consacrer du temps sur toutes les étapes indispensables d’une formation efficace est un atout.

Le défi 

Il réside dans la capacité à proposer des parcours de formation personnalisés. La notion d’ancrage mémoriel devient plus que jamais la priorité numéro 1 pour consolider le nouveau capital de compétences. Le défi consiste également dans l’accès à la formation à distance, convaincre qu’elle n’est pas une version dégradée du présentiel.

Le premier pas est peut-être le plus dur. Les mentalités changent, le déclic a eu lieu et génère de nouvelles façons de travailler.

Une question se pose : a-t-on envisagé la continuité relationnelle ?

Aujourd’hui la relation semble ne plus être « à la mode » et la distance devient la norme. À trop se distancer, le lien social est remis en question. La distance éloigne, rend anonyme, déshumanise. Restons optimiste !

Car, nous avons vu se mettre en place des actions qui portent attention aux autres comme Facetime, les gestes de solidarité en encore les prises de nouvelles, etc. Le lien a été maintenu. Les professionnels ont montré l’exemple en faisant preuve d’inventivité et de continuité pédagogique.

La distance imposée pourrait bien changer profondément tout notre fonctionnement … Et c’est tant mieux !

Une lecture sur le sujet :

« Ce sera mieux après… sauf si on est trop cons ! » de Philippe Bloch – Editions Ventana. Le regard de citoyen et d’entrepreneur et les réflexions de l’auteur sur la période de crise sanitaire. 

Voir également mon article sur « Télétravail, mode d’emploi »


[1] Selon la Fédération de la formation professionnelle, avant la crise, 91% des formations se déroulaient en format présentiel. Sur le mois d’avril, le taux de formations réalisées à distance a triplé, précise la FFP à Localtis. De son côté, la Caisse des Dépôts a constaté un « doublement des formations à distance » proposées sur le compte personnel de formation. Le catalogue des formations éligibles au CPF et réalisables à distance compte 200.000 sessions sur un total de 730.000, par 13.500 organismes. 

[2] Micro-Learning : nouvelle méthode pédagogique, consiste à distribuer les connaissances à assimiler par les apprenants en plusieurs micro-séquences séparées dans le temps mais fréquentes