Archives de catégorie : connaissance de soi

Le besoin : la source de nos émotions et de nos comportements

Les besoins en formation

Une notion relative dont la définition dépend de ceux qui l’interprètent.

Le mot besoin vient du mot « besogne » qui signifiait au XVIème siècle « objet nécessaire pour la nuit » ! Le concept de besoin se définit comme une exigence née de la nature ou de la vie sociale ou comme un état de privation. Cette notion est difficile à cerner, car le besoin est différent pour chaque individu ou chaque communauté culturelle et nous verrons dans cet article que nos besoins sont à la source de nos émotions et de nos comportements.

La définition du concept de besoin a subi une importante évolution. En effet, jusqu’aux années 40, on ne reconnaissait que les besoins physiologiques de l’être humain comme se nourrir, se reposer, se reproduire. Ce n’est qu’au milieu du siècle qu’il fut reconnu la dimension psychologique des besoins humains comme aimer et être aimé, connaître, donner un sens à sa vie.

La théorie de la motivation de Maslow, la plus connue, mais …

Comprendre comment fonctionne le cerveau est la clef qui ouvre toutes les portes. Comprendre le cerveau humain, c’est comprendre les besoins et c’est donc se donner la possibilité de les influencer ! C’est exactement de ce constat, qu’au cours du XXème siècle de nombreux chercheurs ont tenté de modéliser les motivations des consommateurs, on appelle cela le marketing ! Plusieurs théories expliquent l’apparition des besoins physiologiques et des comportements associés à ces derniers.

La théorie la plus connue est celle d’Abraham Maslow dans les années 1940. Sa théorie de la motivation repose sur une règle de priorité des besoins.

Maslow hiérarchise les besoins selon cinq niveaux qui sont, en partant du plus fondamental : les besoins physiologiques, le besoin de sécurité, le besoin d’appartenance, le besoin d’estime et enfin le besoin de s’accomplir.

L’accès à un niveau ne signifie pas qu’il sera acquis pour toujours, chacun d’entre nous s’inscrit dans une dynamique et évolue dans la pyramide au cours de sa vie.

Chez Maslow, la satisfaction des besoins se fait dans un ordre progressif, c’est-à-dire que pour satisfaire le besoin d’un niveau, ceux du niveau précédent doivent obligatoirement être comblés. En effet, la motivation et le désir traduisent selon lui un besoin fondamental. Ainsi, l’importance accordée à chaque besoin varie en fonction du positionnement de chacun dans la pyramide. Il s’agit d’une logique binaire qui veut qu’un niveau soit entièrement satisfait, ou bien pas du tout. Cependant, selon Maslow, seul un certain pourcentage de chaque niveau peut être comblé et ainsi ne pas empêcher de passer au suivant.

… Un modèle qui présente des limites

La première des « contestations » émise à l’encontre du modèle, vient de l’ordre des besoins.

Aujourd’hui, le fait que la quête de la satisfaction des besoins secondaires n’advienne qu’après que l’individu ait comblé ses besoins primaires, n’est plus considéré comme un postulat établi. La forme en pyramide impose de satisfaire un besoin avant d’atteindre le suivant, ce qui n’est pas toujours le cas. La hiérarchie sera différente selon les individus.

Prenons l’exemple des artistes : ces derniers prennent le risque de mettre en péril leur sécurité par une situation précaire pour pouvoir s’épanouir dans leur art. De plus, la hiérarchie change en fonction des différentes phases de la vie, ainsi qu’au sein des différentes civilisations.

La communauté scientifique s’accorde à dire que le comportement de l’individu d’aujourd’hui est directement influencé par la personnalité de ce dernier, c’est à dire son « socio style ». Ainsi, si la personne est plutôt tournée vers les autres, plutôt que focalisée sur des tâches à accomplir, elle agira différemment. Sans compter que sa relation au pouvoir, vient également complexifier la lecture et troubler les cartes.

La deuxième critique de la théorie vient de sa dimension statistique car elle n’a pas été construite sur un échantillon représentatif de la population. Maslow s’est concentré sur une population masculine, blanche et d’un niveau social élevé, les résultats obtenus ne sont donc pas représentatifs et ne sont pas applicables à 100% des personnes. Le manque de données, s’avère être encore aujourd’hui, un obstacle majeur à la vérification du modèle.

La dernière critique est liée au fait que Maslow ne fait pas la différence entre le besoin et le désir. Il laisse ainsi une part de subjectif, car la satisfaction d’un niveau dépend de la perception de l’individu de sa propre situation.

Face aux critiques, Maslow ajoutera en 1970 trois nouveaux besoins :

  • Le besoin cognitif correspond au besoin de comprendre et peut se retrouver dans chaque niveau de la pyramide.
  • Le besoin esthétique exprime la motivation d’améliorer la qualité de la satisfaction des besoins déjà satisfaits dans les niveaux inférieurs.
  • Le besoin transcendantal vise à aider les autres à atteindre leurs objectifs.

Alors, comment saisir l’ensemble des besoins de l’être humain ?

Pour cela il faut définir le besoin comme la nécessité, pour un individu, de répondre aux états physiologiques et psychologiques qu’il ressent. En effet, de façon naturelle et quotidienne, les besoins émergent spontanément et orientent constamment l’action vers des buts précis qui se définissent aussi avec les exigences de l’environnement. Ainsi, l’atteinte de ces buts permet la satisfaction des besoins et favorise le développement de l’individu en harmonie avec son environnement.

Par exemple, lorsqu’un individu choisit d’étudier dans une formation, il fait son choix en fonction de ses préférences et de ses aptitudes tout en tenant compte de ce que le marché du travail peut lui offrir. Si l’individu éprouve un grand besoin de sécurité, il peut accorder une plus grande importance à l’information sur le placement dans le domaine choisi, alors qu’un autre individu qui, lui, a davantage besoin de relever des défis accorde moins de poids à cette donnée dans sa prise de décision.

les émotions

Et nos émotions dans tout ça ?

Nous avons tous des besoins de différents types. Certains sont des besoins basiques, comme l’alimentation et la protection ; d’autres sont des besoins de relation, comme l’affection et la reconnaissance. Les émotions contribuent à couvrir nos besoins car elles nous aident à survivre, à distinguer une situation dangereuse ou une qui nous produit du bien-être. Par ailleurs, elles nous poussent et nous motivent à nous lier et à communiquer avec les autres.

« Dis-moi quelles sont tes émotions et je te dirai quels sont tes besoins »

Ainsi, les émotions sont de véritables compagnons de voyage. Le problème étant, que parfois, nous sommes fatigués d’avancer avec elles. Nous devons donc apprendre à les gérer pour mieux cohabiter intérieurement. Les émotions nous aident à couvrir nos besoins pour survivre et nous motivent à nous lier avec les autres.

Nous existons et nous communiquons grâce aux émotions

Les émotions sont nécessaires pour notre survie ; l’une de leurs principales fonctions est de nous préparer physiologiquement pour l’action. Beaucoup d’animaux présentent des comportements émotionnels qui se caractérisent par leur efficacité ; en d’autres termes, il existe certaines émotions qui nous permettent d’agir immédiatement. C’est peut-être le premier point sur lequel les émotions nous aident à couvrir nos besoins.

Elles communiquent des informations aux autres sur la façon dont nous percevons et interprétons les stimuli, aussi bien internes qu’externes. Généralement, nous réalisons une bonne partie de cette communication à travers la communication non-verbale. Ce type de communication est plus rapide, naturel et intuitif que le langage verbal. De cette manière, même si ce n’est pas intentionnel, la communication des émotions exerce une influence chez les autres.

Les émotions nous servent de guide car elles nous communiquent des informations précieuses sur chaque situation. Elles nous aident à savoir si l’expérience nous convient ou non en fonction de notre ressenti (agréable ou désagréable). De cette façon, selon ce que nous ressentons, nous voudrons répéter une expérience ou l’éviter.

Par conséquent, les émotions sont comme une boussole interne qui aide à nous orienter et savoir ce qui est important : elles nous aident à couvrir nos besoins et nous guident afin de savoir de quelle façon nous devrions agir. Elles sont extrêmement précieuses car, grâce à elles, nous pouvons survivre et communiquer. Nous ressentons d’abord les émotions et, ensuite, nous décidons de ce que nous en faisons, en étant ainsi responsables de nos actes. Le besoin devient la source de nos émotions et de nos comportements. De cette façon, nous serons cohérents avec nos sensations et nos pensées. Nous devons cependant le faire de façon assertive, c’est-à-dire en respectant nos besoins et ceux des autres.

animal social

L’homme est un animal social

En 1987, McClelland, psychologue américain qui développe son activité professionnelle à l’université d’Harvard et de Boston, fixe trois besoins primaires qui se trouveraient selon lui à la base de notre pensée, de notre ressenti et de nos actions : les besoins sociaux. Il définit les besoins les plus importants de l’être humain, ceux auxquels on ajoute l’adjectif “social” :

La réussite – Le pouvoir – L’affiliation

Ces besoins surgissent de la nature même de l’Homme. Ce dernier est un animal social et a besoin d’un processus de socialisation pour développer ses compétences. Ces besoins ne sont pas universels. En effet ils sont le fruit de la nature historique de l’être humain mais également de son contexte socioculturel. C’est pourquoi la liste des besoins peut être relativement différente, bien qu’elle reste cohérente.

Au sein d’une société, l’individu qui n’a pas le sentiment d’appartenir à une communauté de projet rencontrera des difficultés à s’y investir. Pire encore, dans certains cas, un individu peut être mis à l’écart. Les ressentis sont semblables dans les cas de séparation, d’abandon, de trahison. On se sent exclu.

En entreprise, il est donc primordial pour un manager de permettre à ses collaborateurs et à toutes les personnes qui vont contribuer au projet de créer ce sentiment d’appartenance. Cela nécessitera des qualités relationnelles, une capacité à faire preuve d’empathie pour mieux comprendre les attentes et y savoir répondre, des aptitudes à communiquer le sens profond de l’action à entreprendre.

Sans cela on ne peut plus compter que sur la pression ou les objectifs personnels des individus. Autant de choses sur lesquelles un manager n’a que peu de maîtrise.

« Au sein d’une société, l’individu qui n’a pas le sentiment d’appartenir à une communauté de projet rencontrera des difficultés à s’y investir. »

L’évolution de nos sociétés a réduit progressivement les anciens modèles. On appartenait à un village, à une famille unie, à une communauté religieuse etc. Ce besoin est si fortement ancré en nous qu’il doit être comblé de quelques façons que ce soit : supporter une équipe sportive, appartenir à des réseaux sociaux, partager quelques semaines par an des vacances avec les mêmes personnes, etc.

Nous sommes, bien entendu, là encore très fortement dans la sphère émotionnelle. Ce sont les qualités d’intelligence émotionnelle qui vont nous donner une meilleure compréhension de la situation et nous permettre de fédérer un groupe autour d’un projet en rendant tangible cet indispensable sentiment d’appartenance.

Alors comment satisfaire nos besoins ?

Le besoin chez l’Homme est cet élément fondamental qui est à la fois immatériel, intemporel, universel et positif. Il s’apparente à une aspiration profonde à une énergie qui nous pousse à agir. En fait tous les êtres humains ont les mêmes besoins, mais il existe des milliers de stratégies (de moyens) différentes pour les satisfaire. La difficulté dans les relations humaines est d’entendre les besoins derrière ces stratégies.

Si nous réussissons à parler de nos vrais besoins nous arriverons à nous comprendre, alors que nous ne serons pas forcément d’accord sur les moyens dont nous les satisfaisons.

Par exemple, un besoin aussi basique et universel que manger peut amener à des discussions et des conflits sur les choix que nous faisons pour le satisfaire.

Aller bien au-delà de la satisfaction pour une formation ! Pour préparer les formations, je m’attache à recueillir l’ensemble des besoins des futur(e)s participant(e)s. C’est ainsi qu’en amont de la session, chacun(e) reçoit une fiche dans laquelle il(elle) est invité(e) à émettre ses besoins objectif par objectif en citant un exemple qui sera ensuite travaillé en formation. Ces besoins sont exposés ensuite de manière anonyme en début de session. Leur satisfaction est mesurée en fin de stage et il est vérifié que chaque besoin a été comblé par une méthode ou un outil.

De même, il est vital de faire la différence entre « j’ai besoin de » qui n’engage que moi et « j’ai besoin que tu » qui sous-entend que l’autre est responsable de la satisfaction de mon besoin.

« Il faut apprendre à reconnaitre et exprimer nos besoins fondamentaux »

L’aide d’un « accompagnant » en la matière peut être précieuse. Les besoins font d’ailleurs partie des « fondamentaux » du coaching. Comme nous l’avons vu plus haut face à chaque besoin non comblé il y a une émotion négative comme la colère, la frustration, la peur… Les émotions sont toujours en rapport avec un besoin !

Si l’émotion est positive, c’est qu’un besoin a été satisfait. Je suis content(e) car une personne m’a témoigné du respect, elle m’écoute, … Cela satisfait mon besoin de reconnaissance, mon besoin d’être en relation, mon besoin de respect…

Cependant l’émotion peut être négative si un besoin n’a pas été satisfait (souvent ou parfois sans le vouloir). Je ne me sens pas respecté(e), ni écouté(e), …

Plus le besoin non comblé est vital, plus le sentiment de mal être est fort. Pour reconnaître ses besoins non satisfaits et surtout mettre en place un plan d’action pour les combler, l’accompagnement d’un professionnel est donc précieux.

Le besoin de l’Homme réside dans l’apprentissage et dans l’obtention de ressources suffisantes pour être indépendant. Cela signifie que l’homme cherche des défis pour pratiquer, devenir habile et se sentir compétent face aux tâches qu’on lui propose. Il semble clair que parmi nos besoins les plus importants et motivants du comportement, on trouverait le besoin de se sentir compétent, le besoin de sentir son appartenance à un groupe et le besoin de contrôle au sein de ce groupe.

Quels outils pour mieux connaitre ou assouvir ses besoins : La Process Communication©, outil de développement personnel reconnu, distingue 6 types de personnalité avec leurs différents besoins. Identifier son profil et nourrir ses besoins régulièrement permet d’éviter le stress. Nos besoins physiologiques comblés, notre motivation à agir est guidée par la recherche de la satisfaction de nos besoins psychologiques. S’ils sont mal nourris, nous sommes rapidement gagnés par la frustration et la démotivation

Quel talent !

22 octobre 2021

Il y a quelques semaines, Bernard Tapie quittait ce monde et, même s’il n’était pas apprécié de tous, il n’en reste pas moins qu’il a marqué les esprits. Michel Drucker a résumé cet homme hors du commun : « un surdoué, quelqu’un qui a tout réussi ».  Et de rajouter : « Tout ce qu’il touchait, cela réussissait ». C’était un talent venu de loin. Bernard Tapie ne cachait pas sa réussite, il montrait qu’on pouvait démarrer d’en bas et arriver tout en haut ». Est-ce que l’on peut dire que cet homme avait du talent ? En tous les cas, il a pris sa place dans la société. Le titre du livre de Philbert Corbrejaud,« libérez vos talents, personne ne le fera à votre place », m’a fait penser à cet homme qui a marqué les esprits !

Comment parler du talent sans se mettre d’accord sur le terme et son origine ? Inné ou acquis ? Doit-on travailler quand on a du talent ? Peut-on dire que l’on a des talents cachés ? Quelles sont les méthodes pour découvrir ses talents ? Comment utiliser son talent et surtout comment mieux se connaitre ? Qui sont ces talents dont on parle en RH ? Autant de questions sur lesquelles je vais porter mon regard.

 Un talent, d’après le dictionnaire, est une aptitude naturelle et spontanée qui permet à une personne de bien faire les choses dans un domaine donné, avec beaucoup d’aisance et sans efforts apparents.

Et pour contredire cette définition, Jacques Brel disait dans une interview « le talent, ça n’existe pas. Le talent, c’est d’avoir envie de faire quelque chose »

LE TALENT EST-IL INNÉ OU ACQUIS ?

Devons-nous attribuer les capacités extraordinaires d’un individu au hasard ou à la génétique, ou est-ce le fruit d’un travail acharné ? Cette question divise. Il y a ceux qui considèrent que le talent ne s’acquiert que par le travail et d’autres l’attribuent à la génétique. Tandis que de récentes découvertes octroient le talent, à un isolant neuronal qui se nomme la myéline. Et, la plupart des scientifiques considèrent que, l’expérience, le talent, le génie, peu importe le terme qu’on le lui accorde, s’obtient par le travail.

Le journaliste Canadien Malcolm Gladwell a publié un ouvrage intitulé « Les prodiges» consacré aux personnes les plus talentueuses de la planète. Selon ses recherches, et les témoignages recueillis, le talent n’a pas grand-chose à voir avec le succès. Au lieu de cela, c’est la quantité de pratique délibérée qui fait la différence. La pratique délibérée se résume par une activité, avec un effort conçu pour améliorer la performance cible. Ses recherches ont révélé qu’un minimum de 10 000 heures de pratique délibérée est nécessaire pour devenir un expert de classe mondiale dans des domaines établis.

Il est indiscutable qu’un travail acharné porte ses fruits seulement car il semblerait que d’autres facteurs soient liés au génie. La raison à cela, vient du fait que certains pratiquants deviennent des « experts » bien avant les 10 000 heures. C’est le cas du Norvégien Magnus Carlsen considéré comme le « Mozart des échecs » qui contredit cette règle. Son ouvrage s’accompagne de nombreux exemples de sportifs, de musiciens ou autres joueurs d’échecs, ayant atteint le statut d’expert à propos de la règle des 10 000 heures.

Quels sont tes talents ?

Quand la question est posée « quels sont tes talents ? ». Des personnes ignorent la réponse ; elles pensent qu’elles n’en ont pas. La société a souvent élevé au rang de talents, des aptitudes artistiques telles que le chant, la danse, le théâtre, la musique, etc. Donc, de façon inconsciente, le talent serait réservé aux artistes. Et, ceux qui n’ont pas la fibre artistique seraient considérés comme des personnes sans talent !

La vérité est toute autre : chaque personne a au moins un talent … voire même plusieurs. Mais très peu en sont réellement conscients.

Le talent est spontané. Par conséquent, il se différencie de la compétence que l’on peut acquérir à force de travail et d’expérience dans un domaine donné ; sans nécessairement avoir un talent dans ce domaine.

Il existe des talents dits innés (chanter avec une très belle voix, savoir très bien danser sans apprentissage, jouer excellemment au football, etc.) et des talents dits acquis (maîtriser ses émotions, avoir une capacité à gérer des conflits, avoir une capacité d’adaptation exceptionnelle, etc.).

Qu’ils soient innés ou acquis, les talents se développent en général de manière inconsciente, a priori pendant l’enfance. C’est la raison pour laquelle, lorsque l’on travaille à la reconnaissance de vos talents, il est important de revenir à l’enfance, à la recherche de situations ou d’anecdotes, qui peuvent paraître de prime abord anodines mais qui peuvent être révélatrices de talents possédés sans en être conscient.


COMMENT IDENTIFIER LES TALENTS ?


« Le talent est un don que dieu nous a fait en secret et que nous révélons sans le savoir. » disait Montesquieu.


En France, 25 % des salariés avouent être activement désengagés et 69 % reconnaissent qu’ils ne sont pas engagés (1). Au total, ce sont ainsi 94 % des salariés français qui ne sont pas enthousiastes dans le cadre de leurs fonctions et sur leur lieu de travail. L’auteur, Philbert Corbrejaud, a lui-même fait l’expérience de ce désengagement et a frôlé le burn-out à des postes dans lesquels il ne s’épanouissait pas. C’est en prenant conscience de ses talents que ce self-made man a réussi à monter son entreprise pour aider les autres à trouver leur propre voie. Il dénonce l’importance que la société française donne aux diplômes obtenus dans le cadre du cursus scolaire classique, au détriment des talents et de la passion des individus. Chaque projet professionnel est unique. Il faut éviter de se conformer aux attentes des autres, au risque de passer à côté de sa vie.

Nous avons tous en nous des forces (que l’on ne remarque pas toujours) qui nous permettent d’être à l’aise et en confiance dans divers domaines. Ces forces ne sont pas seulement d’ordre intellectuel ou physique, elles sont là, enfouies en nous.

Le combo gagnant pour libérer ses talents c’est : Force / Objectif / Action.

A LA DECOUVERTE DE SES TALENTS

Maxime Gorki, écrivain russe, disait « Avoir du talent, c’est avoir foi en soi même et en ses forces. »
Il s’agit de mettre en pratique le fameux « Connais-toi-toi-même » de Socrate. Cette assertion, sous sa forme impérative, indique que l’exigence de l’homme doit se porter sur sa nature. C’est en se connaissant, en cherchant en lui-même, que l’homme peut trouver la sagesse … et ses talents cachés.

  • Voyez par vous-même en appliquant ce qui suit !
  • Identifiez les choses que vous faites aisément et accordez-leur de l’importance
  • Identifiez les domaines dans lesquels vous apprenez plus facilement
  • Servez-vous de votre entourage comme miroir
  • N’établissez aucune frontière entre votre vie personnelle et vie professionnelle
  • Analysez ce qui vous semble évident mais difficile à expliquer
  • Notez vos réalisations marquantes
  • Et enfin tirer profit de vos échecs

PROFITER SES TALENTS

Les reconnaître, est une première étape, les travailler est la suivante ! Plusieurs outils dits « de développement personnel » facilitent la connaissance de soi, la confiance en soi, l’image de soi, l’estime de soi, et enfin l’affirmation de soi : le MBTI, La Process Communication (2), etc.
Changer le regard des autres par le développement personnel et savoir utiliser ses talents, c’est déjà un talent !
Néanmoins, le talent ne suffit pas. Alphonse Allais disait « Il ne suffit pas d’avoir du talent, il faut encore savoir s’en servir. »

ALORS COMMENT GERER LES TALENTS ?


L’attention des entreprises est souvent ciblée sur les qualités et les compétences. En entretien d’embauche par exemple, que demande-t-on ? Quels sont les diplômes ? Les savoirs ? Qu’avez-vous fait jusqu’à présent ? Les savoir-faire ? Et la fameuse question tant redoutée par les candidat.e.s: « quels sont vos défauts et vos qualités » ?

Et si les recruteurs demandaient : « quels sont vos talents ? ».

La tendance émergente en ressources humaines est la gestion des talents. Cette tendance se propage depuis quelques années. Les entreprises faisant face à la crise ne veulent plus miser que sur les « chevaux gagnants » : les talents.

Si les entreprises désirent rester compétitives et performantes, elles doivent veiller à anticiper les transformations : attirer, fidéliser et former, faire émerger et cultiver le potentiel de tous, permettre d’évoluer.


Autant de leviers que la fonction RH et les managers ont à leur disposition afin de permettre à chacun de s’épanouir pleinement. C’est en cultivant le plaisir du travail, en donnant du sens à tous les niveaux de l’organisation que l’entreprise pourra espérer attirer de nouveaux talents, et surtout conserver les siens ! L’individu restant la clé du succès de chaque structure.
Pour conclure, chaque talent est unique. Il en existe autant qu’il y a de personnes sur cette terre. La connaissance de ses talents, ça rapporte : l’estime de soi puis la confiance en soi

Mais surtout : Vous serez vous ! Et non pas celui qui cherche à ressembler aux stéréotypes !

(1) extraits du livre « libérez vos talents »

(2) J’anime 2 ateliers Process Com©

  • Développer son aisance en communication grâce à la Process Com©
    1. Niveau 1
    2. Niveau 2