
Mardi 30 septembre 2025, Renaissance Paris Hôtel La Défense

L’honnêteté et la loyauté sont deux grandes dames souvent citées dans les valeurs d’entreprise… et qui m’habitent profondément. Entre bénéfices évidents et pièges inattendus, mieux vaut comprendre à quoi s’en tenir. Voici un tour d’horizon lucide de ces deux « vertus » qui viennent par expérience d’être mises à mal chez moi !
L’honnêteté et la loyauté ne sont pas juste des qualités humaines : ce sont de véritables leviers stratégiques.
Je vais être franche : ces deux valeurs sont parfois mises à l’épreuve. Et je parle ici avec un peu de recul… et d’expérience récente ! Il n’est jamais agréable de constater que la loyauté ou la transparence ne sont pas toujours réciproques. En plus de me déstabiliser, cela écorne une part de confiance que je croyais acquise au fil du temps. ☹
Pour autant, des situations rappellent pourquoi il est si important de continuer à incarner ces principes. Car si l’on ne peut pas toujours contrôler les choix des autres, on peut toujours choisir de rester fidèle aux siens.
Être honnête et loyal(e), c’est bâtir une réputation solide. Dans le monde professionnel, la parole est plus précieuse qu’un PowerPoint ! Lorsque la transparence règne, il y a moins de « jeux politiques », plus de clarté dans les échanges, et une ambiance de travail saine.
La franchise est une vertu, mais sans diplomatie, elle devient un défaut.
Être loyal(e), ce n’est pas tout accepter sans broncher, cela ne doit jamais être synonyme de soumission.
On vous encense tant que vous êtes « utile », que vous rapportez, que vous servez les bonnes causes (souvent pas les vôtres). Mais, une fois l’objectif atteint ou la situation changée, certains n’hésitent pas à jeter, avec une élégance toute relative, ceux ou celle qui sont devenus « moins ou plus assez rentables.
Le discours reste poli, le ton cordial, mais le message est limpide : « merci pour vos services, on repassera pour la reconnaissance » 😉
Ce genre de pratiques révèle une autre facette du manque de loyauté pratiquement institutionnalisée. Et c’est là qu’on réalise que cultiver ces valeurs soi-même ne garantit pas qu’elles soient rendues en retour.
Refuser de jouer à ce petit jeu cynique reste un acte de dignité professionnelle … même quand on vous remercie avec un sourire !
En conclusion, les comportements éthiques sont contagieux. En incarnant honnêteté et loyauté, nous encourageons les autres à en faire autant. Et, c’est ainsi que je continuerai.
Le film sur Arte « Et l’Homme créa la secrétaire » nous replonge dans une vision du métier qui, j’ose le dire … appartient à une autre époque ! Entre clichés et raccourcis, on est loin de la réalité de cette profession. N’entend-on pas dans le film « figure maternelle » et même « relation conjugale » !
Les assistant.e.s (et non les « secrétaires ») exercent un métier aux compétences pointues en gestion de projet, un rôle-clé dans la prise de décisions, du leadership, une expertise technique et stratégique croissante, etc. Les propos du film m’interpellent ; comme celles et ceux qui œuvrent pour une représentation actuelle et égalitaire de la profession. Engagée à leurs côtés depuis 26 ans, je les accompagne et les retrouve chaque année avec plaisir lors du seul congrès qui leur est dédié : le salon Activ’Assistante.
Contrairement à ce qui est annoncé, le métier est bien reconnu dans plusieurs conventions collectives (SYNTEC, entreprises de services, etc.). Les fiches de fonction ont naturellement évolué pour s’adapter aux enjeux actuels, grâce au travail des services RH, dont il faut saluer les efforts.
Cette transformation résulte d’une réflexion conjointe entre RH, management et assistant.e.s sur la modernisation des rôles en entreprise. L’engagement de tous a permis de valoriser les compétences stratégiques et transversales de cette fonction.
Heureusement, les assistant.e.s n’ont pas attendu les documentaires pour évoluer et prouver leur valeur. Débarrassé des stéréotypes, le métier mérite d’être reconnu pour sa juste valeur : un métier essentiel, simplement tel qu’il est.
Et si on tournait enfin la page du mythe pour raconter la vraie histoire ? 😉
Le lien vers le film sur ARTE https://youtu.be/MLetUELYfK4?si=VJzRwno6Hi_vhrLa
Je vous emmène aujourd’hui dans les coulisses d’une communauté unique, celle composée des assistant.e.s Servier : C@p’Assistant(e)s.
La communauté des assistantes Servier est née en 2018, elle comprend 290 membres aujourd’hui. Composée d’une core-team et d’un comité éditorial (pour la publication de son journal trimestriel), elle s’est dotée d’une charte et obéit à des règles. Elle s’inscrit également dans la démarche de la transformation Groupe.
Puisqu’animer une communauté demande de l’organisation, de la communication et une bonne dose d’engagement…pourquoi l’avoir créée ? Laissez-moi vous raconter.
Vous pourriez penser : « Mais, pourquoi créer un réseau spécifique alors qu’on pourrait simplement demander des conseils à droite, à gauche ? ». Une communauté permet bien plus que ça ! On ne se contente pas d’échanger des astuces pratiques : on se comprend, on partage un vécu, on a des défis communs et surtout, une même réalité professionnelle.
Créer ce réseau, c’était briser une certaine solitude face à des obstacles pour gagner en force et en confiance, c’était créer un espace où chacun.e se sente inspiré.e et accompagné.e dans son travail au quotidien.
Cela n’a pas été simple. On ne va pas ses mentir : créer un réseau demande de l’investissement. Le premier obstacle a été, sans surprise, le manque de temps. Entre les rendez-vous, les urgences à gérer, et les imprévus, difficile de bloquer des moments pour des échanges.
Petit à petit, ces difficultés ont été surmontées : organisation des premières réunions, parfois virtuelles. Quel bonheur de voir que ça fonctionnait ! Il reste des défis à relever : faire en sorte que chacun.e s’offre le temps de participer, convaincre parfois. Mais, chaque petit pas compte.
Faire vivre le réseau se traduit par :
Une condition pour que cela fonctionne : impliquer le plus grand nombre.
Pour cela, les actions sont variées : demandes régulières d’avis des membres, propositions de co-animation d’événements ou des initiatives, rotations de rôles dans l’organisation, écoute des besoins, simples discussions et mise en avant des idées ou des solutions.
Fières des réussites obtenues ensemble, ce sont des « petites » victoires qui créent de grands moments ! Par exemple :
Les managers et la direction ont été convaincus : la communauté améliore la productivité, renforce la collaboration et contribue au bien-être des assistant.e.s.
Deux membres du Comex sont devenus des sponsors et jouent un rôle clé dans la reconnaissance et les succès. Voilà un signal fort envoyé à l’ensemble de l’entreprise dans l’alignement avec les objectifs stratégiques de l’Organisation. Ce soutien renforce la légitimité du réseau.
Voilà une preuve que l’entreprise valorise l’inclusion et la reconnaissance d’un métier souvent sous-estimé : celui des assistant.e.s.
Et pour la suite : continuer à grandir ! C’est pourquoi de nouveaux formats sont proposés (événements, interventions d’accompagnants externes) pour maintenir la motivation ; ainsi qu’une campagne pour l’engagement de nouveaux membres dans la core-team et ainsi, assurer la pérennité de la communauté.
Avec les évolutions technologiques et la place toujours plus stratégique des assistantes dans l’entreprise, le réseau pourrait bien jouer un rôle encore plus important en devenant un véritable moteur de transformation. Il y a un réel potentiel pour influencer positivement l’organisation, renforcer la cohésion et améliorer l’efficacité.
Avec détermination et patience, ce réseau devient peu à peu une force incontournable.
Propos de Valérie Argoud, membre de la core-team et du comité éditorial du réseau Cap@ssistant(e)s recueillis par Elisabeth Durand Mirtain
Quelle fierté de voir cette communauté d’assistantes voler de ses propres ailes ! Nous avons coopéré au cours de sessions pour voir aujourd’hui ce réseau Cap@ssistant(e)s vivre. C’est presque comme « voir des enfants quitter le nid » …! Elles s’entraident, échangent des conseils, etc. Je suis devenue « spectatrice admirative. » Pour qu’un réseau interne « tourne rond », il faut certains ingrédients : de l’engagement, de l’implication, et un bon sens de l’humour pour surmonter les hauts et les bas ! Eh oui, un réseau, c’est un peu comme une relation amoureuse : il y a des jours où tout roule, et d’autres où on se demande pourquoi on s’est lancé. Mais c’est là qu’on doit serrer les coudes ! Le respect de chacun est essentiel, et n’oublions pas : on inspire davantage en montrant l’exemple qu’en récitant de belles phrases. Alors, Cap@ssistant(e)s, continuez à être des modèles de bonne humeur et de persévérance !
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8 décembre 2020
Entre l’incertitude liée à la situation sanitaire, le chomage partiel, le télétravail, notre motivation est mise à rude épreuve. Peut-on imaginer des solutions pour préserver sa motivation ? La motivation est ce qui explique ou justifie une action, c’est un ensemble de raisons qui pousse à agir. Cette définition du Larousse montre bien que la motivation est un moteur. D’ailleurs, l’origine du mot « motivation » vient de MOTIO qui en latin veut dire « mouvement ». Il s’agit d’un élément déclencheur qui nous pousse ou non et qui va nous mettre en mouvement.
Décortiquer les différentes composantes de la motivation pourra nous permettre de trouver de nouvelles pistes.
Est-ce qu’il suffit de donner des primes pour motiver ? C’est ce que pensent, un peu rapidement, certaines personnes. Combien de fois entendons-nous en effet que le principal levier de la motivation est la récompense. Et, si c’était plus complexe que ça ?
Pourquoi, par exemple, certaines personnes s’investissent avec autant de ferveur dans des actions peu rémunératrices ? Surtout aujourd’hui où notre liberté de se déplacer et d’interagir est réduite. Qu’est ce qui nous motive à faire quelque chose, à prendre telle ou telle décision, à prendre un risque ou à faire un effort ? D’où vient la motivation ? Quelles sont ses composantes ? On parle des 3 piliers de la motivation, mais aussi de la motivation intrinsèque et extrinsèque.
Pour Daniel Pink[1], la motivation repose sur trois piliers. Le premier est celui du sens. Pourquoi a-t-on besoin de savoir pourquoi nous faisons les choses ? Selon lui, cela touche aux valeurs. Nous ne sommes réellement motivés que lorsque nous faisons quelque chose dans un but plus grand que nous ; quand nous sommes engagés avec une équipe 3 dans un objectif commun ou dans des valeurs communes.
Pour D.Pink, la maîtrise est d’abord un état d’esprit associé au sentiment d’efficacité. La tâche à accomplir ne doit pas être simple mais pas insurmontable non plus. Le goût de l’effort trouve son importance. Le plaisir de l’avoir surmonté prend toute sa dimension. Nous sommes motivés quand nous avons le sentiment d’être efficace et utile.
Le moteur de l’autonomie est le choix. Être autonome est la capacité pour une personne de se diriger elle-même dans le monde. C’est donc de choisir ce que l’on fait (la tâche), comment la faire (la manière), avec qui (l’équipe) et pour combien de temps (le temps). Ce que Pink appelle les 4T de l’autonomie : Task, Technique, Team, Time.
« Be hungry, be foolish » – Steve Jobs
On en parle depuis les années 80 ! Pour faire simple, l’intrinsèque est ce que l’on a en nous et nous motive. L’extrinsèque est ce que l’on nous brandit à l’extérieur comme une promesse. La motivation intrinsèque est le moteur interne qui nous fait agir ; elle est conduite par l’intérêt ou le plaisir sans attente d’une récompense venant de l’extérieur.
En résumé, je fais cela car j’ai plaisir à le faire et non parce que j’en attends quelque chose.
La motivation extrinsèque est, au contraire, une action provoquée par une raison extérieure : l’appât du gain, l’argent, la gloire, la notoriété ou encore la peur d’être puni, sanctionné ou même la pression sociale. Bref, « le bâton ou la carotte » !
Ces deux motivations se complètent, nous allons nous investir dans un projet parce que nous aimons concrètement ce que nous faisons au quotidien mais aussi parce nous espérons que notre travail sera reconnu ou parce que nous attendons une prime ou une récompense.
Certains pensent qu’être motivé, c’est consentir à faire un effort pour mener une action dont on attend quelque chose. Il faut donc, pour être motivés, que nous percevions les efforts comme inférieurs au plaisir ou à la satisfaction … que le plaisir soit supérieur à l’effort. On parlera d’une question d’investissement et de retour sur investissement en entreprise !
Si nous n’avons pas confiance en notre capacité à atteindre les résultats visés ou que nous estimons que cela ne nous apportera rien, alors nous ne pouvons être motivés.
La motivation et son corollaire, la démotivation, sont complexes. Il s’agit d’une perception et non de quelque chose de personnel. Ce qui a de la valeur à nos yeux n’a pas la même valeur aux yeux des autres. Ce qui motive certaines personnes n’est pas forcément ce qui motive les autres.
En résumé, la motivation est un ensemble de raisons internes ou externes qui nous poussent à agir. Pour être motivé(e), il faut que les efforts à fournir nous paraissent moins coûteux que les bénéfices tirés de l’action. Tout ceci est donc personnel car les raisons qui nous poussent à agir et les perceptions que l’on a sont variées.
« La sagesse c’est d’avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu’on les poursuit » – Oscar Wilde
Pour commencer, faire le deuil de l’avant. Le travail « comme avant » n’existe plus : les choses ont changé, les gens ne sont plus les mêmes, nous ne voyons plus nos collègues, nos clients ou nos fournisseurs, l’entreprise est transformée. La distance est de mise.
Adopter la « stratégie du rétroviseur » est une erreur, faire face à la réalité devient une obligation. Il est important de faire un état des lieux factuels pour affronter cette réalité. Poser sur la table tous les éléments de changement que l’on souhaite prendre pour amorcer la suite.
La crise a accentué l’anxiété des personnes qui n’arrivent pas à choisir, ceux qui ont peur de passer à côté d’un belle opportunité. Faut il quitter son job pour partir dans le Perche ? Faut il s’accrocher à son CDI ? Laissons les questions lourdes dans les tiroirs et temporisons. Changer de vie peut paraitre la solution, mais une modification de carrière ou de vie, se mûrit. Dédier toute son energie à sa situation actuelle, est un premier pas. Et surtout rester simple dans ce qui nous motive.
« Vis comme si tu devais mourir demain » – Gandhi
Parce que demain est incertain, laissons les objectifs à long terme de côté et sortons les priorités du moment, c’est-à-dire allons vers ce qui est ancré dans le présent.
Partons à la recherche de résultats concrets pour une satisfaction rapide. Mobilisons notre attention sur le « beau et le positif ».
La motivation pourrait sans doute se cacher dans le changement. On n’entend qu’il faut se réinventer. Avons pas le temps ou l’énergie pour faire cela ? Rien ne sert d’aller à contre courant, il est moins fatiguant de s’adapter à la situation pour ne pas se laisser dépasser. La situation d’aujourd’hui n’est pas une menace ou une complication, c’est un nouveau défi. Il pourra s’avérer comme une nouvelle opportunité pour se repositionner et acquérir de nouvelles compétences.
Recréer une dynamique pour permettre de retrouver du sens et de la motivation dans l’action.
[1] Journaliste et auteur américain.
9 septembre 2020
Le statut d’indépendant mérite que l’on s’y intéresse
Être indépendant (pour son travail) c’est ne plus avoir la sécurité des revenus réguliers, ne plus compter ses heures de travail, faire face à la solitude, payer “beaucoup” de charges … C’est aussi être libre d’organiser son agenda et de choisir son fonctionnement. C’est surtout une démarche dont la réussite est assurée par trois mots : la passion, la volonté et l’attitude positive. Ces trois mots reviennent sans cesse quand on demande à un indépendant pourquoi il a fait ce choix.
Il faut dire qu’il y a 25 ans, l’entrepreneuriat n’était pas aussi répandu et attractif qu’aujourd’hui. Il était réservé aux autodidactes ou se transmettait de père en fils. Depuis, on assiste à une vague entrepreneuriale sans précédent, les chiffres sont là, plus de 15 millions de français ont envie de créer leur entreprise et 691 000 ont été créées en 2018. Même si les crises économiques, le chômage et la faiblesse des salaires ont encouragé cette vague, le besoin d’indépendance est une des motivations essentielles qui pousse de plus en plus de personnes à sauter le pas et à se lancer en tant qu’indépendants.
La Passion
« La véritable grandeur d’un homme ne se mesure pas à des moments où il est à son aise, mais lorsqu’il traverse une période de controverses et de défis » Martin Luther King
Une récente étude a révélé que plus d’un tiers des gens considèrent que leur emploi ne sert à rien. Ce sont les fameux « bullshit job ». Ils sont nombreux aussi touchés par le « bore out », syndrome de ceux qui souffrent de trop s’ennuyer au travail.
Dans ces conditions, on constate que beaucoup de personnes sont en quête de sens dans leur milieu professionnel. Elles veulent reprendre leur vie en main, retrouver une joie de pratiquer un métier qui leur plaît. En cela, se tourner vers ses passions peut s’avérer un bon choix.
Alors doit-on se tourner vers sa passion pour créer son entreprise ? Les jeunes fraichement sortis de l’école ont la dynamique qui peut leur permettre de se lancer tout de suite dans ce qui leur plaît. Ils n’ont rien à perdre à essayer. Les trentenaires, quadragénaires ou quinquagénaires ont l’avantage de la maturité, ce qui peut les aider dans un projet entrepreneurial impliquant leur passion. Mais d’un autre côté, il leur faudra certainement consentir à des sacrifices.
La volonté / L’ambition
« La volonté trouve, la liberté choisit » Victor Hugo
La démarche de création doit s’accompagner de volonté et d’ambition dans la réalisation de son projet.
La volonté est liée au besoin de réalisation de soi, mais va bien au-delà. Ici le créateur d’entreprise aime se lancer dans des projets difficiles, et essaie de relever des défis. Il a clairement envie d’en découdre et met tout en œuvre pour atteindre ses objectifs.
Elle doit s’assortir d’un minimum d’ambition pour passer le cap de l’indépendance. Une ambition positive, bien entendu, qui est sous-tendue par des objectifs honnêtes, avouables, partagés, par exemple le lancement d’un nouveau concept ou d’une innovation. Pour réussir son défi, l’entrepreneur se remettra naturellement en question lors des périodes difficiles.
Beaucoup d’entrepreneurs sont en recherche d’autonomie, souhaitant prioritairement devenir « leur propre patron ». Leur motivation entrepreneuriale est donc la liberté d’action, une valeur qui dépend de leur nature propre mais qui peut parfois se développer en réaction à un vécu professionnel difficile. Ces entrepreneurs souhaitent faire leurs propres choix, fixer eux-mêmes leurs règles et leurs contraintes, bref jouir d’une large autonomie décisionnelle.
J’ai rencontré une personne qui m’a fait part de son expérience quand elle a fait le choix d’indépendance en se comparant à une grenouille : « Vous mettez une grenouille dans une casserole d’eau que vous commencez à faire chauffer, elle va rester tranquillement dans sa casserole sans se rendre compte qu’elle est gentiment en train de mourir à petits feux !! En revanche vous jeter une autre grenouille (l’autre ayant disparu !) dans une casserole d’eau bouillante, elle ne restera pas longtemps dans l’eau, son reflexe sera de ressortir immédiatement pour ne pas mourir ». Cette histoire simple montre à quel point une situation qui parait douillette et protectrice, comme le salariat, peut être la pire des situations à termes. Le statut d’indépendant est comme cette grande casserole d’eau bouillante où la passion, la volonté et l’ambition seront les ingrédients pour réagir au mieux.
Une attitude positive
« Chaque difficulté rencontrée doit être l’occasion d’un nouveau progrès » Pierre de Coubertin
Un dernier ingrédient est primordial pour le statut d’indépendant surtout en cette période troublée, celle de l’attitude positive.
« Je me félicite chaque jour d’avoir eu le courage de changer de vie professionnelle. Même s’il y a parfois des tensions, des interrogations, des remises en question, tout ce qui me fait évoluer pour finir, même dans les moments moins faciles, je ne regrette pas d’avoir sauté le pas. Car j’ai vraiment le sentiment d’être allée de l’avant », puis-je me dire sans vanité.
Ce statut devient un véritable art de vivre. Qu’il soit le résultat d’un souhait ou d’un élément extérieur contraint près de 90% des indépendants actuels en France déclarent l’être ou le rester pour de nombreuses raisons :
La possibilité de rémunération supérieure qu’en contrat de travail salarié, selon le secteur d’activité et à condition de se constituer un réseau de clientèle suffisant, évidemment.
L’aventure entrepreneuriale se transforme en un véritable outil de développement personnel. L’entrepreneur se fixe des objectifs (faire ce qu’il aime, avoir la vie qu’il souhaite, exercer son métier selon ses valeurs, etc) et est particulièrement attentif aux résultats qu’il peut obtenir. Il essaie de s’améliorer voire de se surpasser pour atteindre son but personnel.
Ce type de motivation entrepreneuriale peut conduire à la réussite si le créateur d’entreprise réussit à développer un regard objectif sur ses qualités et ses défauts, et s’il a réellement envie de progresser par rapport à lui-même et dans ses rapports aux autres.
J’ai rencontré beaucoup de personnes, dont des assistant(e)s, qui souhaitaient devenir indépendant(e), un statut qui plait de plus en plus aux entreprises et qui est souvent demandé. J’ai d’ailleurs coopéré à une formation sur « Devenir Assistant(e) Freelance en 90 jours / formation « réussir son pitch » (module 3, chapitre 3) et animé une conférence sur « Pourquoi faire du marketing de soi » https://formation-assistante-freelance.com/programme-de-formation/ .
Une chose est sûre, rares sont les personnes qui ont fait ce choix disent vouloir revenir en arrière. Bien évidemment la période actuelle n’est pas forcément propice au développement de son activité, mais en faisant ce choix de statut la positive attitude devient la meilleure démarche à adopter … Et je sais de quoi je parle !
Mon livre offert aux 10 premiers inscrits !
20 avril 2020
C’est dans un contexte mouvementé (COVID 19) que la communauté des assistantes s’est mise en route. C’est d’autant plus louable ! Les alliés stratégiques (ou sponsors) ont été choisis… en avant toute !
Organisation et déploiement d’une formation pour les assistantes France. Archimède a dit un jour « donnez-moi un levier et je soulèverai le monde ». C’est cet effet de levier, qui a été utilisé pour la formation « Usages et bonnes pratiques des nouvelles applications informatiques et bureautiques (Teams) » . Et, une équipe s’est mise en place pour préserver le lien.
Journée mondiale des assistantes : née en 1951 aux États-Unis, cette « célébration » est arrivée en France dans les années 90. Elle met à l’honneur la profession le troisième jeudi d’avril. L’occasion était belle pour mettre en avant la communauté. A l’aide d’un teasing, des messages des managers envers leur assistante ont été demandés. Que de beaux témoignages ! Des « merci », des marques de gratitude et de reconnaissance pour le travail fourni parfois « dans l’ombre ».
En 3 mois, des actions ont mis en valeur la communauté des assistantes.
Groupe de travail « new ways of working », projet stratégique Groupe, : la communauté des assistantes a été sollicitée dans le but d’accompagner les équipes vers une simplification des process.
Un portail dédié : rendre accessible informations et savoirs est un des objectifs de la communauté. Il s’agit d’un espace collaboratif dédié (refonte de Calleis) pour l’ensemble du Groupe, tout site confondu. Il regroupe des fiches pratiques, des articles, etc. afin de mettre en contact rapidement les assistantes avec la source de connaissances qu’il leur faut. Ce portail est alimenté par un comité éditorial de 6 assistantes.
L e « bonjour » du matin : l’odeur du café et des croissants ne traversent pas l’écran ! Le « bonjour » du matin, si.
Dans son livre « booster sa carrière grâce au réseau », Hervé Bommelauer définit cet « esprit » par des qualités : disponibilité, générosité, sens du partage, etc. Il n’est pas inné. Un entraînement est conseillé. Car, avoir l’esprit réseau ne se résume pas à « être en relation », c’est une posture : être curieux, ouvert d’esprit, avoir la volonté d’apprendre, etc.
En ce qui concerne la communauté des assistantes Servier, le réflexe est pris. Des questions sont posées au réseau, des déjeuners virtuels sont organisés, des liens se sont tissés et de nouvelles connaissances sont venues s’ajouter.
Grande nouvelle : lancement officiel de la communauté le 3 novembre 2020.
30 mars 2020
Créer un réseau interne d’entreprise : l’exemple Servier …
Avant de se lancer avec zèle dans la recherche de sponsors, il est important de savoir pourquoi faire un choix, qui peuvent-ils être et pourquoi faire ?
Leurs rôles sont définis :
Un ‘bon’ sponsor est reconnu et légitime
Il doit en effet posséder une solide reconnaissance au sein de l’entreprise et connaître les « ses rouages » : fonctionnement, canaux de communication (formels et informels), leviers des actions, etc.
Les conditions de réussite du sponsoring reposent sur une relation de confiance élevée, des règles de fonctionnement claires et un certain équilibre sponsors/communauté.
La vie d’une communauté est fondée sur la participation
Cette participation peut être plus ou moins active. Il y a un centre et une périphérie à chaque communauté. Le centre possède une légitimité forte, participe avec régularité et échange de manière intense.
Pour favoriser l’adhésion et la participation, le travail fourni a mis en avant des points essentiels :
Se basant sur les travaux d’Edouard Spranger (1882-1963), psychologue et docteur en philosophie, nous avons identifié les leviers de motivation pour appartenir à la communauté. Il en résulte la détermination d’une façon de voir les choses et d’une tournure d’esprit.
Au même titre que notre motivation à se lancer dans une action, chaque assistant(e) prêt(e) à devenir membre de la communauté, activera un levier.
Sera-t-il
La communication tient un rôle prépondérant pour l’avenir de la communauté
Un réseau d’entreprise est d’abord usage interne. La communication est donc un vecteur d’implication de tous les collaborateurs . Elle permet, pour la communauté, de :
Les outils et les messages de communication ont été envisagés en sous-groupe : comment répondre aux objections ? Quel(s) arguments développer ? Comment faire passer les messages ? Quelles actions entreprendre ? Etc.
A la fin de ces sessions de formations, la communauté iNov’Assistantes est en route … Les coordonnées GPS sont fixées !
Je suis fière d’y avoir contribué et je félicite la Core Team pour son engagement, sa participation active, ses idées innovantes et son sérieux dans les travaux.
L’épisode 5 présentera les actions menées et l’évolution de la communauté.
15 mars 2020
Créer un réseau interne d’entreprise : l’exemple Servier…
Créer une communauté au travail ne se fait pas tout seul ! En septembre 2019, un groupe d’assistantes, la Core Team (groupe de pilotage), fait appel à mes services pour les accompagner dans la « refonte » de la « communauté des assistantes Servier ».
Cette communauté se destinait à être un lieu pour apprendre et mutualiser des savoirs entre personnes de même fonction, un espace d’échanges sur les « best practices » de la profession, un endroit où l’on peut discuter avec d’autres assistant(e)s, etc.
Première étape : un état des lieux, résultat d’une enquête de besoins, a recueilli des informations à propos des préférences, des opinions, des besoins ou des suggestions auprès des assistant(e)s cibles.
Deuxième étape : quoi de mieux qu’un SWOT ou FFOM (en amont) pour mettre en évidence les menaces et les freins, les forces et les opportunités et construire un plan d’actions !
Troisième étape : un travail collectif, lors d’une première journée de formation, a conclu à la rédaction de la finalité et des objectifs : quel est l’intérêt de la communauté ? Quel type de réseau ? Quels objectifs poursuivre ? Etc.
Quatrième étape : fixer des principes communs, connus de tous et partagés, élément important pour préserver la confiance au sein de la communauté. Ce fut l’étape de la réalisation des règles du jeu pour fixer un cadre protecteur, créer un réseau basé sur le respect, le soutien et la confiance, générer un contexte favorable aux échanges et, surtout, un groupe orienté collectif.
En effet, selon Etienne Wenger (pionnier dans l’étude des communautés de travail, théoricien de la notion des communautés de pratiques dans les années 1990) : » les communautés de pratique ne sont pas des havres de paix ou de bonté infinie« .
Alors, qui dit «communauté» dit « membres », qui dit «membres» dit «humains», qui dit « humain » dit « relations » … et donc, parfois jalousie, intrigues et tensions.
Cinquième étape : la participation active est le garant de la réussite de la communauté ; les actions sont allées dans ce sens :
Dans cette optique, les rôles de facilitatrices et de coordinatrices ont été définis. Sixième étape : nous avons donc « planché » sur leur définition et sur une charte.
Florence, assistante, lead de la communauté témoigne : « Je souhaitais cette communauté de toutes mes forces pour donner une identité forte au métier et lui donner un sens, accroître les compétences en connectant nos talents et contribuer à un projet Transformation Groupe. En bref, j’ai envie que la communauté soit une référence pour TOUS les collaborateurs Servier ».